‹ Le redoutable; pièce en trois actesChapitre 79 sur 123 · ACTE III, SCÈNE II · texte numérisé non relu

ACTE III, SCÈNE II

Enfin, quoi?

FEUGÊRES, avec effort, mais nettement.

Malte était gêné.

l'amiral.

Il avait de la fortune personnelle.

FEUGÊRES.

Non, Amiral.

l'amiral.

Vous en êtes sûr?

FEUGÊRES.

Malte, à plusieurs reprises, s'est trouvé fort ( 149 )

pressé par ses créanciers. Il avait des fournisseurs de luxe, allait et venait volontiers, courts voyages d'études à l'étranger, continuellement vingt-quatre heures passées à Paris. On était heureux, pour les besoins du métier, de rencontrer chez un officier cette liberté de mouvements.

l'amiral.

Mais c'est ce qui m'avait fait croire.... Je l'envoyais moi-même, quand j'aurais pu écrire !

FEUGÈRES

Malte, qui n'avait pas de vices, à qui l'on ne découvre pas une liaison, dépensait beaucoup pour les besoins de sa carrière. Alors que la plupart d'entre nous fuyait les officiers étrangers, à cause, hélas, des formidables écarts de fortune, Malte a toujours représenté pour tous, sans faste, mais avec une aisance de pair.

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