Circulaire miDistérielle du 23 mars
LE RKFFUKNDUM COMMUNAL
ter le pays en faisant voter et vous nous proposez de remplacer ce vote par des meetings! Quoi!
vous redoutez que cinq ou six jours de discussion avant le Référendum n'échauffent les passions et vous nous jetez en pleine période électorale qui dure des semaines ! Qu'est-ce à dire ? vous craignez qu'un débat sur une idée, sur une question d'intérêt, le plus souvent impersonnel, mette en feu la commune en déchaînant les rivalités et vous la forcez à discuter non plus seulement sur une idée, mais sur vingt, trente, quarante personnalités, — sur tous les candidats! Non seulement vous centuplez les dépenses et les démarches nécessitées par l'incident, mais vous transformez la question d'idées en question de personnes, et qui ignore que ce ne sont jamais les combats d'idées, mais bien les rivalités de personnes qui mettent en feu les petites villes?
Au reste, pourquoi tant discuter sur de simples liypothèses, quand nous avons des expériences faites; sur des prophéties, quand nous avons l'histoire? Où a-t-on vu que le Référendum suscitât des troubles? En Suisse? L'histoire de vingt années répond : non ^ En France? Les essais faits
\. Il est de notoriété publique, en Suisse, que les élections excitent beaucoup plus les passions et les luttes des partis que les votations populaires sur les lois, c'est-à-dire le Référendum.
LE REFKRENDUM COMMUNAL 67
çà el là, sans ordre, sans légalité, sans surveillance, se sont passés dans le plus grand calme Que les timides se rassurent ! ce n'est pas le Hefe rendum qui aura jamais sur son compte les mallieurs de Fourmies et de Châtoauvillain