‹ Le réflexe cutané plantaire dans la première enfance: Ses complexités et ses mutationsChapitre 29 sur 32 · DONS · texte numérisé non relu

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faits qui révèleraient à la fois l'inorganisation relative du striatum, des régions extrapyramidales voisines et leur insubordination.

Il nous était impossible ‘dans ce modeste travail de déterminer toutes les déviations morphologiques qu'impriment aux réflexes plantaires les «effets juxtaposés ou combinés de cette double carence corticale et striée.

Nous avons simplement tenté de mettre en relief la fréquence des réactions en « grifle » ; nous n'avons pas enregistré sous ce terme les flexions simullanées des 4 derniers orteils accompagnant un signe de Babinski ; qui surgissent souvent au cours des examens (voir le travail de Waggoner et Fergusson). Doit-on voir en celles-ci, comme dans le signe de Mendel-Betcherew, une réapparition d'un geste de préhension rudimentaire par carence de l'influence corticale ? (Professeur Astmazalturow),.

Les griffes complètes des 5 orteils, dont nous avons fait état, stigmatiseraient, chez l'adulte (où on les provoque par stümulations de zones réflexogènes situées en dehors de la plante du pied) des lésions encéphalitiques avec localisation élective aux ganglions centraux (Babikow) ; elles représenteraient un mouvement atitomatique affranchi de certaines impositions subcorlicales.

Mais ce sont les circonstances dans lesquelles nous est apparu le réflexe de Poussep, au cours de nos recherches, qui nous semblent les plus dignes de remarque.

Dans trois cas seulement, nous avons noté chez les nourrissons âgés de moins de 4 mois une flexion du gros orteil (obtenue de chaque côté) limitée à celui-ci,

Per es

absolument semblable extérieurement à celle de l'adulte; or, dans ces 3 cas, nous avons vu avec étonnement un réflexe de Poussep répondre aux légères excitations du bord externe. 5

Le Docteur Goldschmied Margit commentant l’'opmion de certains pédiâtres allemands pour lesquels « il n’est pas possible d'obtenir chez le nourrisson un signe de Babinski sans voir la distension de tous les orteils : 1l est impossible d'isoler le Poussep », déclare que, au contraire, ses propres recherches sur le comportement des réflexes de Babinski, en éventail, de Poussep chez les nourrissons, lui ont fourni la preuve que réaction de Peussep et éventail étaient nettement différenciables. Les 3 cas que nous citons appuient sans conteste cette dernière thèse, mais il n’est pas de notre domaine de proposer une interprétation à des faits aussi complexes ; ils nous permettent seulement de penser que ces flexions obtenues des 2 côtés et corrélatives au signe de Poussep, avaient malgré leur forme une valeur très différente de celle des flexions type adulte.

R. Benelli, dans une étude sur le signe de Poussep, écrit : «Je crois qu'il doit être l'expression d’une lésion pyramidale, précisément parce que je le juge comme phénomène dissocialif d'un mouvement elobal (évenail) qui apparaît dans les lésions pyramidales, mais... dans le système nerveux tout est associé el équilibré... nous ne pouvons séparer un syndrome de l’autre et à plus forte raison nous ne pouvons schématiser leur symptomatologie ».

Ces quelques remarques dénotent combien 1l nous fut difficile de dégager de la réflectivité touffue de l'enfant,

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sans schémalisation tendancieuse, les mouvements significatifs.

Si le nourrisson des premières semaines présente des signes d'automalisme médullaire (signe de Babinski, spasticité etc.), il paraît aussi se comporter au point de vue de ses « réactions posturales » comme un décérébré.

M. Bychowsky étudie les réflexes de posture de Magnus et Kleyjn, dans les diverses « séries fonctionnelles » que l'expérimentation lui permet, artificiellement, de distinguer en :

Réflexes de maintien qui consistent en mouvements des membres (en sens déterminé) selon la position de la tête par rapport au corps (réflexes toniques du cou) ou en augmentation de tonus des extrémités, selon la posi- . tion de la tête dans Fespace (réflexes labyrinthiques).

Réflexes d'attitude. Par ailleurs, il déclare que l'animal ainsi décérébré ne peut prendre des attitudes ; il faut pour cela lui laisser son cerveau moyen : on peul alors mettre en jeu des réflexes du labyrinthe sur la tête, du corps sur la tête, du corps sur le corps. elc..

M. Bychowsky démontre que le nouveau-né (ou l'enfant des premiers mois) est comparable à l'animal décé-

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rébré; on peut faire naître chez lui des réflexes de maintien mais pas de réflexe d'attitude, cependant « l'mdépendance de la tête (qui se maintient dans la position normale, au moyen de ses réflexes propres, malgré le changement des autres parties du corps) est moindre que chez l'animal ». Il semble donc intéressant de fixer dans quels rapports se lient tonus et réflexe plantaire chez l'enfant dont l’automatisme médullaire d’une part et la réflectivité posturale d'autre part évoquent l'idée de décérébration.

De nombreux auteurs l'ont tenté, les uns par des movens indirects — en particulier étude de la transformation du réflexe plantaire lors de l'établissement des fonctions statiques (marche), étude de l'influence du sommeil sur la forme de ee réflexe ;

moyens directs : recherche des modifications du signe

les autres par des

de Babinski physiologique lorsqu'entrent en action cerlains centres régulateurs du tonus — recherches des variations corrélatives de l'extension des orteils et du tonus des extrémités sous l'influence de certaines excitalions proprioceptives.

Modifications du réflexe plantaire

lors de l'établissement du « standing » el de la marche.

Après Kalischer, Barnes, Noïca, Boyé dans sa thèse inspirée par Cornil émet l'idée que « l'évolution régressive du signe de Babinski se fait chez l'enfant parallèlement aux progrès observés dans ses « attitudes poslurales » et à l'habileté motrice coordonnée de la marche, etc... »

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