‹ Le Réflexe Oculo-Cardiaque dans les Maladies Nerveuses et MentalesChapitre 3 sur 27 · PHYSIOLOGIE · texte numérisé non relu

PHYSIOLOGIE

L'acte réflexe réclame la participation de deux éléments nerveux, dont l'un transmet à l'autre l'excitation que luimême a reçue. Très anciennement, on à remarqué que cer-. tains mouvements involontaires se produisaient comme réponse à des excitalions sensitives ou sensorielles. D'après Longet, c'est à Prochaska (1784) que l'on doit les premières données expérimentales sur le mécanisme de l'acte réflexe. C'est celui-ci qui l'a appelé du nom qu'il a conservé depuis impressionum sensoriarium tn molorias reflexio. L'arc réflexe est constitué par un sysième de deux éléments nerveux au moins associés en succession, et l'excitation apportée par. l'élément sensitif aux centres nerveux prend des propriétés nouvelles par suite des connexions complexes que cet élément possède avec Tes neurones moteurs.

Les réflexes cardiaques sont: connus depuis longtemps. Brown-Séquard sur les mamnufères, Goltz sur la grenouille, ont montré que lirritation des nerfs splanchniques pouvait provoquer l'arrêt du cœur. La syvncope et même la mort peuvent être dues à un coup violent porté à l’épigastre (expérience de Laignol-Lavastine), Ces réflexes ont leur centre dans le bulbe, ils ne se produisent plus après section des splanchniques (voie centripète) ou des pneumogastriques (voie centrifuge). André Thomas et J.-Ch. Roux ont décrit récem-

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ment un réflexe analogue provoqué par l'irrilation du

système sympathique abdominal. [ls compriment le creux épigastrique el irrilent ainsi le plexus solaire. Ils cons-

latent alors que le pouls radial devient moins ample. C'est le réflexe cœliaque hypotenseur. Le phénomène est plus sen-

sible quand la pression est forte et douloureuse. Plusieurs fois ils ont vu que le pouls se ralentit en même temps qu'il fléchit, Ce phénomène est surtout manifeste chez les névropathes, avec angoisse épigastrique et dyspepsie.

Quant au réflexe oculo-cardiaque, tous les auteurs sont actuellement d'accord pour faire du trijumeau la voie centripète, du pneumogastrique la voie centrifuge, du bulbe le centre du réflexe. Miloslawich l'a appelé : « réflexe trijumea Vague ».

Lœæper et Mougeot imaginent, pour l'expliquer, deux mécanismes : 1° excilation mécanique du centre bulbaire du vague par le refoulement et l'hypertension secondaire du liquide céphalo-rachidien ; 2° excitation véritablement et purement réflexe suivant le trajet même des arborisalions nerveuses. Or, le réflexe persiste après la trépanalion. Par conséquent, on est forcé d'adopter la seconde hypothèse et d'admettre que la voie centripèle du réflexe est bien le trijumeau. En effet, la section de ce nerf supprime toute réaction, alors que celle des nerfs olfactif, oculo-moteurs, pathétique, acoustitique, facial ne la modifie nullement. Eœper et Mougceot (Progrès Médical, décembre 1913) Imsistent sur ce fait que le

noyau sensitif du trijumeau dans le bulbe est immédiatement

contigu au pneumogastrique. Le centre du réflexe se trouve à l'endroit où le pneumogaslrique traverse le noyau sensitif du trijumeau. C’est là la base physiologique du réflexe oculocardiaque. Le bulbe est, en effet, un-centre de réflexion excessivement important pour les impressions sensitives. Les recherches des physiologistes ont permis de le dissocier en

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