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CHAPITRE I

Définition et Recherche : du Réïilexe Solaire

Ne retenant volontairement des phénomènes consécutifs à l'excitation provoquée du plexus solaire en clinique lque ceux qui sont d’une constatation nette et d’un caractère en quelque sorte original et précis, nous définissons le Réflexe Solaire : Un phénomène caractérisé par la diminution de l'amplitude de l'indice oscillométrique, sous ° l'influence de la pression méthodique de la région épigastrique. à Voici comment on doit provoquer ce réflexe, comment on doit observer le fait que son excitation déclanche, comment, enfin, on peut enregistrer ce résultat par la méthode graphique. a Le sujet à jeun, n'ayant rien pris depuis la veille au soir, sera examiné le matin. Il est couché dans le décubitus dorsal, à son aise, débarrassé des causes de’striction que ses vêtements peuvent réaliser ; la région épigastrique est rendue facilement accessible.

On commande au sujet d’entr'ouvrir la bouche, de respirer régulièrement, de ne pas retenir sa respiration, d'éviter les inspiratiôns et les expirations forcées, et d’autre part, de ne pas se défendre en contractant les muscles de la paroi abdominale, en un mot de «se laisser aller ». Il est très important de mettre le malade en confiance, en lui expliquant, au besoin, ce qu’on va faire, en Jui donnant l'assurance que l'exploration est de courte durée ef qu'elle n’est pas autrement douloureuse qu’en déterminant parfois un léger malaise d’ailleurs très passa-

ger (x). Ainsi, on évitera toute surprise de la part du

patient et on écartera, entre autres causes d'erreur, le facteur émotionnel qui perturberait les résultats.

Bien qu'il soit de bonne règle clinique d'ausculter le cœur d’un sujet avant de rechercher le Réflexe Solaire, aucun incident n’a jamais été constaté au cours de cette recherche.

On applique au poignet du sujet le brassard de l’oscillomètre sphigmométrique de Pachon qui repose sur une table voisine du lit d’éxamen. On envoie de l'air dans

(1) En effet, la manœuvre telle que nous la décrivons n’est pas dou- Joureuse ; elle est moins désagréable que celle nécessaire à la recherche du Réflexe oculo-cardiaque. Cette absence de douleur à Ja pression forte mais méthodique de la région épigastrique est d'ailleurs bien connue. L. Pron, étudiant là physiopathologie de la sensibilité de

l'abdomen à la pression, avait insisté sur ce fait et l'avait opposé à la

réaction vive du patient à l’occasion d’un tapotenient même léger de

prie à 1

l’épigastre ; dans ce cas, le plexus solaire est hyperesthésié par l’ébran- %: . . £ . .

lement qu'il subit, tandis qu’une pression « immobile » à son niveau

ne le trouble pas douloureusement. — L. Pron \: « Exploration ma-

nuelle de l’estomac et en particulier sa palpation directe et profonde ».

. Un vol. 1912, p. 21. — Et « Quelques remarques d’ordre pratique con- .cernant Ja physiopathologie de la sensibilité de l'abdomen à la pression ». Journal des Praticiens 1922, p. 534.

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