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suppression presque complète des oscillations du pouls, que traduit dans ce cas l’immobilité de l'aiguille (1). Le pression épigastrique est maintenue pendant une quinzaine de secondes ou davantage, c'est-à-dire pendant un temps suffisant pour que les modifications oscillométriques puissent être constatées, après quoi on relâche la compression, cessant ainsi l'excitation ; souvent alors, pendant un certain temps, la diminution des oscillations persiste, puis celles-ci reprennent progressivement leur amplitude normale, à moins que 2 ou 3 oscillations plus amples précèdent le retour à l’intensité antérieure.
Mais le Réflexe Solaire n’est pas toujours « positif » c'est-à-dire qu'on ne constate pas chez tous les sujets et à tout moment chez le même sujet, une diminution de l'indice oscillométrique.
Souvent, cet indice ne se modifie pas sous l'influence de la pression épigastrique et le Réflexe Solaire est dit «absent ». À
Parfois les amplitudes sont augmentées et le Réflexe Solaire est dit « inversé », ce qui est assez rare,
Inscription graphique : |
Bien que la constatation du HN ORE que nous venons de décrire puisse sans difficulté être faite directement, par la simple lecture des amplitudes oscillométriques sur le cadran de l’appareil de Pachon, il y a grand intérêt cependant à enregistrer celles-ci au moyen de la méthode graphique infiniment sensible et qui permet,
(x) Le Réflexe Solaire peut également être recherché avec le Sphygmotensiophone de Vaquez-Laubry ; il se traduit alors par Ja disparition relative ou complète de la vibrance artérielle. {
par établissement de tracés, d'avoir des résultats plus
objectifs et surtout comparables les uns aux autres dans . le temps et en fonction des HORDE facteurs qui mr :
fient le réflexe.
Le dispositif est réalisé par le ie de Boulitte muni d’une capsule oscillographique conjuguée avec
l’oscillomètre de Pachon. Dans une boîte étanche est en-.
fermée une capsule de Marey dont la membrane commande un levier qui traduira les mouvements de cette mem-
brane. De la boîte, d’une part, de la capsule, de l’autre, : se détachent deux tubes en caoutchouc, distincts, cepen- ;
dant reliés entr'eux, en un point par une tige creuse,
courte, munie d’un robinet. Le tube issu de la boîte sera
mis en rapport avec l’oscillomètre de Pachon; le tube issu de la capsule mis en rapport avec le brassard. Ainsi, la boîte est en communication avec le Pachon, la capsule avec le brassard. Le robinet joue dans le maniement de
l'appareil le rôle du séparateur de l'oscillomètre, qu'on Fe
laisse ici constamment relevé.
-Maniemeni :
Le sujet est dans la position ei les conditions décrites, +
le brassard du Pachon fixé au poignet. Le polygraphe est
conjugué avec l’appareil de Pachon et le brassard comme
nous venons dé le dire. Une goutte d'encre est déposée à . %
l'extrémité du levier qui se déplacera sur une feuille de graphique animée d'un mouvement régulier par un mécanisme renfermé das l'appareil. Le temps est marqué en secondes ôu ‘fractions de secondes, sur la même feuille et par un même système. -
Après avoir ouvert le robinet qui fait communiquer les
deux tubes, on envoie de l'air avec la pompe du Pachon,
comme à l'ordinaire et jusqu’à obtenir une pression un, peu supérieure à la pression minima connue du sujet. On ferme ensuite le robinet et l’on voit apparaître les battements au niveau du stylet qui les inscrit sur la feuille mise en marche par un déclanchement spécial.
Il faut, pour obtenir un tracé net et pour saisir commodément les variations dues au Réflexe Solaire, rechercher, avant de provoquer le réflexe, la pression artérielle qui donne les amplitudes les plus manifestes ; pour cela, on augmente ou l’on diminue la quantité d’air dans l’appareil au moyen de la pompe ou de la vis d'échappement du Pachon, après‘avoir ouvert le robinet de communication ; on referme celui-ci après chaque modification de pression pour juger des amplitudes qui lui corréspondent. Quand l’amplitude oscillométrique optima est constatée, on laisse le robinet définitivement fermé et c’est alors qu’on verra diminuer, augmenter ou rester identiques, les amplitudes inscrites au tracé pendant la compression épigastrique, suivant que le Réflexe Solaire est positif, inversé ou absent.
. Evidemment on commence par laisser quelques oscillations s'inscrire avant de rechercher le Réflexe Solaire qui doit modifier l'amplitude des oscillations suivantes.
Pour retirer l'appareil, on ouvre le robimet de communication entre les deux tubes de caoutchguc, puis la vis d'échappement du Pachon et on enlève le brassard.
A un +", 1
Exemple de Réflexe Solaire typique : | 3
ReFle vi Sélétne 4 TONI ETITIT III]
Mme
Grarmique I. RÉFLEXE SOLAIRE TYPIQUE (d8rtir) Diminution très marquée des amplitudes pendant la compression.
Le Réfiexe Solaire appartient au système sympathique vrai ; il est au système thoraco-lombaire ce que le Réflexe oculo-cerdiaque est au système parasympathique.
Cette affirmation trouve, d’une part, ‘de sérieux arguments dans les constatations cliniques qui suivent, et, d'autre part sa preuve dans les résultats de A dE tation physiologique que nous exposerons, pr DRE
Enfin le Réflexe Solaire, dans les conditions ordinaires
| d'observation, est en quelque sorte un réflexe pathologi- | que ; on ne le rencontre en moyenne que chez 10 p. 100 des sujets dits normaux (Henri Claude). Ce fait ne doit | pas surprendre puisqu'on sait que la prédominance de
l’excitabilité parasympathique est un caractère physiolo-
gique de Thomme sain. Le Réflexe Solaire appartient essentiellement aux déséquilibrés du système neuro-végé- |
tatif, qu'il s'agisse de déséquilibre compatible avec un
état de santé générale ne traduisant pas autrement sa
déficience, ou bien qu'il s'agisse d'états morbides dont les
? troubles sympathiques ne représentent qu'un élément
" d’un tableau clinique comportant par ailleurs des symp-
tômes d’un autre ordre. Ci \