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CHAPITRE IV

Recherches physiologiques

sur la valeur du Réîlexe Solaire

comme moyen d'investigation du système neurc-végétatii

Pour vérifier les données fournies par la clinique et fixer du Réflexe Solaire toute la valeur en précisant son point d’excitation, ses foies de conduction et le mécanis- me de son action, il fallait essayer de reproduire ce phénomème chez l'animal, c'est-à-dire d'en obtenir la réalisation physiologique expérimentale.

M. P. Brodin qui avait remarqué dans le service du Professeur Chauffard un ralentissement du pouls au cours du pneumopéritoine et qui avait rapproché cette constatation des faits décrits par M. Henri Claude, avait, avec M. Cardot, cherché à reproduire le phénomène chez l'ant- * mal, mais sans succès. A

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M.F. Arloing, avec ses collaborateurs, étudiant sur

l'animal l'action suspensive du Réflexe Solaire sur les

convulsions strychniques à tendance vagotonique, provoquait le réflexe chez le lapin par pression abdominale supérieure, sans laparotomie. Chez le chien, il ‘obtenait l'excitation du Solaire en comprimant « entre deux doigts, après laparotomie, l'aorte abdominale après sa traversée du diaphragme, l'origine du tronc cœæliaque, des vaisseaux mésentériques et la région solaire. » La première technique ne diffère pas suffisamment de la méthode d'excitation employée en clinique pour apporter la vérification des faits attribués à celle-ci. Quant à da seconde, bien: que plus précise, elle me l’est cependant pas assez, semble-t-il, pour qu’on puisse affirmer à la suite d une excitation insuffisamment localisée, que, le plexus

solaire est seul en cause.

Au cours de leurs nombreuses recherches expérimentales, MM. Henri Claude, L. Garrelon et D. Santenoise ont été frappés de constater l'absence fréquente de Réflexe Solaire chez le chier et ont été amenés à contrôler la sensibilité naturelle prédominante de cet animal aux excitations vagotoniques. Utilisant alors pour l'expérimentation le pouvoir de provoquer ou d’exagérer le Réflexe Solaire que possède l’Adrénaline en clinique chez l’homme, ile firent précéder l’expérimentation sur le chien d’une injection sous-cutanée d’Adrénaline ; elle permit au Réflexe Solaire de se manifester et à l’expérimentation d’être possible dans tous les cas et non pas seulement dans les cas peu fréquents de chiens naturellement sympathicotoniques.

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