‹ Le Régent de rhétorique, moeurs flamandesChapitre 18 sur 56 · LE RÉGENT DB RHÉTORIQUE · texte numérisé non relu

LE RÉGENT DB RHÉTORIQUE

coDvalescenoe^ «^il se recueilUt dans ses sen* salions, et s'abandonna à leur prestige. Ja-* mais le gazon ne lui avait semblé vert, doux et touffu à ce point! Jamais les oi^ seaux qui volaient dans les. airs, n'ava^nt eu des chants si niéiodieux! Jamais il n'a«* vait admiré comme aujourd'hui cette per« pétuelle activité qui vivifiait la nature. Tantôt un souffle léger, au point qu'il ne le sentait pas, venait agiter toute la pelouse et en courber et en entrelacer les innombrables brins d'herbes qui reprenaient bientôt leur immobilité élastique. Puis c'étaient des mj" riades d'insectes qui, reflétant les feux du soleil , jaillissaient comme des étincelles et s'en allaient s'éteindre à l'ombre: ou bien des fourmis en hâte picoraient, allant et venant : après cela des abeilles^ tentées par ime fleur de sainfoin s'en approchaient, s'en éloignaient, venaient y goûter, et allaient bielitôt bourdonner jw^ès d'une autre fleur.

Puis, à fhprisôn, des bruits confus des chan-

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fions d'ouvriers» le murmure d'uu diariot^ les aboiemens de quelque dneo! Mais tout cela vague, inoertain, fantastique^ tout ode^ qui semblait Tenir pour qoknplétw Festaae du convaJescent.

Tandis qu'il était là sàtourant les dâieei dec^ sensation : « être, » il vint i frire une bouffée de vent un peu plus firte; cette bouf« tbd de vent se prit dans le buisson au pied dur quel reposait Félix, et en sèooua les rameaux. Une ondée de feuilles de rosescouvrit lesépaivles et la tète du jeune homme* Celui«*ci, sans se déranger le moins du monde, --*- car il se trouvait par trop Uen, ^^ leva les yeui^ vers k bel arbuste dont les fleurs se balançaient sur leurs tiges flexiblea Alors deux papillons^ deux papillons d'or et de pourpre, volèrent de ce côté là, et commencèrent à se jouer parmi les roses. Si l'un d'eux voulait se reposer, l'ai»tre, par une agacerie folâtre, s'ébattait coquettemeut et semblait convier le sybarite, qui lambait une friande corolle, à venir s'âuitlie

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arec loi dans les airs. Tout-à^^oup une inardie légère froissa l'herbe , un soufile jeune et hâté se fit entœdre^ et à tk^rers la haïe parut* uW joli petit garçon Je trois ans'qai, ses cheveux blonds épars, Toeil brillabt de pétulflinbe, le bras tendu et une main prête à saisir, se jeta tout-à-coup sur les dedx papillons: Mais il ne toucha qu'une rose, et les deux insectes s'enfiùrent et di^rurent.

— Oh! Maman! s'écria l'enfant, maman , ^uè j'ai manqué de les attraper ! Si tu avais vu, qu'ils étai^it beaux!

Mais il avait couru si vite pour prendre les lieaiWL papillons , que sa mère n'était point «ocore là* JLe petit bonhomme, tout décon- P|ei*të, et non sans quelque frayeur, poita «%itQur de lui un regard craintif. 11 voulut ensuite aller i^joindre sa mère; ce n'était pas chose facile : car, dans l'ardeur de sa poursuite, il s'était enfoncé au milieu du buisson ; et^ maintenant entouré d'épais rameaux' plus grands que lui, il ne savait ni

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