DEMANDE EN MA&UGE
' — Oui , entrez.
> Félix vint s'asseoir à côté de la jeune femme*
Il paraissait vivement ému.
— Madame, bégaya- 1- il enfin > vous m'avez témoigné constamment une amitié qui m'est bien chère. Je viens vous de^ mander encore une nouvelle preuve de cette amitié.
Marie devint pâle , et fit signç à Félix de continuer.
-^J'aime M^^"* Lqcile, reprit-t-il avec effort.
M"'"' Lecomte ne le savait que trop , et pourtant cet aveu feillit 1^ &ire évanouir.
«—Je l'dîoae, Madame , je l'aime éperdûment, et sans elle il ne saurait y avoir de bonheur pour moi. Je viens vous prier de &ire connaître mes intentions à son tuteur, à votre mari.
l68 LE RÉGENT DE RHÉTORIQUE.
Toute générosité abandonna la pautre femme.
— Mais y Félix , avez-vous bien réfléchi à ce mariage? Groyez-vous , dites , que Lucile réunisse les conditions qu'il vous Êiut pour être beureuxr?
Le régent la r^arda avec surprise!
— N'est-ce pas un ange, Madame! Où trouver plus de sensibilité et d'eqprit ? plus de^râce ? plus de beauté!
De ses deux mains, M"* Leoomte se couvrit le visage et ne répondit pas.' Félix attendait les yeux baissés. A la fin elle laissa retomber ^es mains sur ses genoux , et dit avec une expression paiable de physionomie :
— Je ferai ce que vous me demandez. Oui , je n'ai pu nie défendre tout à l'heure d'un peu de trouble , et il ne faut vous en prendre qu'à mon amitié pour vous.