EXIGENCES PERSISTANTES DE GEORGE I
itégent près Sa Majesté et une lettre pour moi. Je vous ^ivouerai que cette démarche semble avoir un air de sin- 4^rité plus marqué que tout ce qui s'est passé jusqu'ici. Mais comment cette affaire se terminera-t-elle? c'est ce -qui demeure très incertain. Car l'abbé était totalement dépourvu d'instructions quant aux intentions de Son Altesse Itoyale relativement à Mardick, sur quoi vous pouvez être 1res assuré que le Roi insistera péremptoirement, sans ^admettre le moindre changement dans l'article ni dans le <iétail qu'il a donné sur ce point. Je m'aperçois également par le langage de l'abbé qu'il s'oppose à tout l'ensemble du projet du Roi; et cependant, je crois qu'il sera très difficile 4i'amener le Roi à le modifier.... Le plan du Roi assure efficacement la paix de la France et détruit les suggestions malicieuses propagées si activement dans le monde qu'il fomente une nouvelle guerre. Il pose les fondements d^une foturc amitié ; et c^est un grand pas vers la restauration de ' la confiance mutuelle. Une fois rétablie, elle engendrera la plus étroite union, puisque ce sera l'intérêt manifeste des deux parties, bien qu'il me soit permis de dire que des deux, c'est le Régent qui est le plus intéressé à posséder la réelle amitié du Roi. Quand le traité sera fait et que lu conduite du Régent aura convaincu le Roi qu'on peut compter sur lui, je suis persuadé qu'il ne se présentera point d*occasion pour le Régent de suggérer quelque nouvel engagement ou quelque autre démarche utile ou nécessaire à ses intérêts particuliers, que le Roi n'embrasse avec empressement et n'exécute fidèlement une fois d'accord. »
Mais pourra-t-oii compter sur le Régent? « Votre Seigneurie doit se rappeler de quelles amples instructions, de quels pouvoirs vous étiez muni, lors de votre premier voyage, pour vous prêter à tout ce que Son Altesse Roynh»
aurait eu à vous prescrire dans son intérêt particulier *. La confiance que nous avions en elle est perdue, jusqu'à ce qu'elle se soit réparée; un homme dans son bon sens ira-t-il conseiller au Roi de signer un traité conçu d«» manière à offenser très grièvement les cours de Vienne el «rEspagne? »
Le ministre revient sur cette idée que le traité, dans 1» forme que le roi lui a donnée, assurera la paix de la France et justifiera le Régent aux yeux de la France entière dans ses rapports futurs avec le roi. Mais si cette cour vise à changer le projet de traité, non seulement on rompra les conférences re infecta ; mais encore les débats qui s'élèveront certainement sur un sujet si délicat créeront de nouveaux brandons de discorde et aigriront les différends à un degré qu'on n'aura pas encore vu.
Stanhope termine en exprimant l'espoir qu'un courrier qu'il attend de l'abbé lui apportera quelque lumière.
Voilà donc l'effet du voyage de Dubois à la Haye. La glace est rompue. Le ministre anglais commence à supposer que le Régent est peut-être de bonne foi. L'abbé a ébranlé sa méfiance, sans la dissiper encore. La preuve de celle bonne foi doit consister dans l'acceptation pure el simple des conditions du roi.
Quelles sonl-elles? Une lettre d'Horace Walpole à lord Townshend, la Haye, 2Ô juillet 1716, nous appreml qu'elles restent toujours les mêmes *.
Le secrétaire Stanhope, avant de quitter cette ville, s'est, dil Walpole, entretenu à plusieurs reprises avec le Pensionnaire, avec M. Duvvenvorde et d'autres ministres des États, relativement à l'alliance défensive avec la
1. To agrée to anylhintj ihaf eoitld he d'wtated hy U, B. Il, for /tis oun infercsl.