Voir plus haul, p
30^ LE RÉGEiNT, L'ABBÉ DUBOIS ET LES ANGLAIS.
roi de Pologne par la volonté du tsar, avait envoyé un contingent saxon rallier leurs troupes. Les uns et les autres s'étaient partagé d'avance les territoires que If» traité de Westphalie avait cédés à la Suède en Allcmagnr (1648). Ils s'étaient attribué tout, sans rien laisser à la disposition du tsar; et lorsque, en avril 4716, ils conquirent Wismar, port sur la Baltique, dans le Mecklemboui^- Schwerin, dernière possession suédoise dans TEmpire, les Ilanovricns en interdirent Taccès aux troupes russes, qui accouraient sous les ordres de Repnin. Le tsar ressenlil cet affront d'autant plus vivement qu'il avait des vues <rambition et des intérêts de famille dans le Mecklenibour^. II venait de célébrer h Dantzig le mariage de sa nièce Anne, ducbesse de (^ourlande, avec le duc de Mecklenibourg-Scbwerin, (iliarles-Léopold; et il leur destinait, ou plutôt il se destinait à lui-même ce port de Wismar, d'une baute importance militaire et maritime. Son prétexte de réclamer celte ville était qu'elle appartenait jadis aux ducs de Mecklombourg, lorsque les traités de Westpbalie la leur avaient r(»tiré(», pour la transférer à la Suède. Ses morveilb»ux succès sur (ibarles XII l'invitant, comme un appAt, à aspinM' ilc plus eu plus liant, il avait conçu le rêve (l'occuper dans l'Emjïire la place que la Suède venait «l'y perdn'. Il aurait racbeté le Mecklembourg à son neveu. A ce titre, il aurait eu entrée avec une voix dans la diète ini[)ériab% comme auparavant les successeurs de Guslave- A<l(>l|)bo *. Alors il cantonna dans le Mecklembourg celles de ses troupes qu'on n'avait pas re<;ues à Wismar.
Son motif apparent était d'aller cbercber Cbarles Xll jusque dans son royaume, (le prince, en effet, désespérant de défendre plus longtemps Stralsund contre ses nombreux
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