LABBÉ DUBOIS A HANOVRE
quement à réfrior ce qui concernait immédiatement les deux parties contractantes. C.omme il continuait à me presser sur ce point, j'eus commandement du roi de lui dire nettement qu'on ne s'y prêterait jamais; que ceci devant aboutir à une triple alliance, Tinsertion d'un article jrénéral portant garantie du traité d'Utreclit aurait pour conséquence d'obliger l'Angleterre à devenir garante de toutes les conditions quelconques stipulées à Utrecht entre la France et la Hollande, et ^^ire vei^sa\ (ju'on savait de reste que jamais les Hollandais n'avaient reconnu le duc do Savoie comme roi de Sicile; et qu'ils avaient refusé d'être parties, en quoi que ce fut, à toute transaction relative à ce prince et au traité d'IUrechl; que d'insérer une telle clause, ce serait les forcer au moment où nous prétendons rechercher leur amitié, à* une mesure qu'ils n'avaleraient pas ', malgré les grandes difficultés où ils simt*; <|ue d'ailleurs, elle serait ressentie très fortement parl'Em- [lereur, avec qui Sa Majesté a conclu si récemment une alliance, et a résolu de vivre en bons termes.
«« L'abbé, me trouvant si péremptoire, parla de s'en aller immédiatement, menace que je pris très patiemment; mais, se ravisant, il dit qu'il se contenterait d(* l'insertion d'un article qui garantirait les 4®, 5*^ et 6* articles du traité d'Utrccht entre la France et l'Angleterre, et le 31** entre la France et la Hollande, desquels les deux premiers ont trait seulement à la succession d'Angleterre; et les deux derniers contiennent tout ce «pii regarde celle de France, avec les renonciations qui lui servent de base, (letie proposition était sujette k moins d'objections; mais moi, ayant vu depuis peu des lettres de Vienne sur leurs appréhensions