I. Sévelinges, l. I, p. 2U-2I
On remarquera, en passant, le trait contre les merveilleux seigneurs. Depuis que l*abbé est entré au conseil d'État, les seigneurs le méprisent comme intrus; et il le leur rend comme incapables. Le procès durera des siècles.
George s'était donc départi de sa résolution de ne pas admettre la mention du traité d'Utrecht dans Falliance. Il devint aussi moins exigeant quant au renvoi préalable du Prétendant. Alors qu*à la fin de juillet encore, après la conférence de la Haye, Stanhope refusait en son nom d'entendre à rien tant que, préalablement, cette mesure d'expulsion n'aurait pas été prise en France, il aSecta à Hanovre de la considérer comme secondaire. H promit que le roi accepterait l'un des trois expédients suivants, que Dubois proposait :
Le premier, que le Régent s'obligerait d*engager le chevalier de Saint-George à sortir d'Avignon, pour établir son séjour de Tautre côté des Alpes, immédiatement après la signature du traité, et avant l'échange des ratifications (solution que George avait repoussée du pied plus d^une fois).
Le second, que les États-Généraux, en signant le traité qui serait fait avec eux, garantiraient réciproquement que le Régent ferait incessamment sortir d'Avignon le chevalier (le Saint-George, et que le roi de la Grande-Bretagne signerait le traité entre la France et l'Angleterre, immédiatement après que le Prétendant aurait passé les Alpes (expédient compliqué, dérivé de celui qu'avait imaginé Duyvenvorde).
Le troisième, que le ministre d'Angleterre, en vertu de son plein pouvoir, expédierait un acte particulier promettant que le roi de la Grande-Bretagne signerait le traité immédiatement après que le chevalier de Saint-George aurait passé les Alpes ^