Colle «le Poynlz, du 8 (19) seplenibrc
l'abbé DUBOIS A HANOVRE. . 325
<• Mais quelle qu'en soit la cause, ils pensent avoir les plus justes raisons de féliciter Sa Majesté sur la conclusion il'un traité avec la France, comme un événement non moins glorieux en lui-même qu^avantageux dans ses conséquences. C'est une chose qui ne peut qu'êlre utile au bien «général des affaires de Sa Majesté, de montrer au monde que la réputation de son gouvernement est telle, que, même au milieu des difficultés qu'elle a eu à combattre au dedans depuis son avènement au trône, elle Ta mis en état d'arracher à la France * rengagement solennel de détruire vvi ouvrage que les mains de la Grande-Bretagne ellemême avaient si récemment aidé à élever *, et qui, cela est évident d'après Ténormité de la dépense pour le plan que le feu roi de France se proposait, était destiné à se dresser dans les âges à venir comme un perpétuel échec à notre lie et un monument durable de la supériorité de sa politique et de sa gloire.
« Que le Régent ail conclu ce traité et se soit soumis à racheter au prix de cette démolition, cela le mettra si irréparablement mal avec le vieux ministère et la faction espagnole en France, qu'il doit, dès ce moment, avoir pris la résolution de se jeter dans les bras du roi, comme son siip[)orl. La conséquence pour le roi, en ce qui regarde ses affaires intérieures, sera que Tardeur du jacobitisme, qui jusqu'ici avait été soutenue par l'attente des secours <lu Régent, maintenant que celte espérance est entièrement décrue, tombera et se réduira à rien, pourvu que les affaires lie Sa Majesté soient conduites avec persévérance et résolution.
(( Et quant aux affaires étrangères, le prestige d'un traité avec la France à des conditions si avantageuses, joint aux