Depuis octobre \'Aô
3. Lipttre ilu 16 octobre 1716. Goxe. Mem. of ITa/^oAp. toI. II, p. 189.
X Stanhope à lord Townsihend.Goehre, 6 noTemlm I71S. Irf., iàid,, p. î£^.
>. i{ot>ert Walp*>lt^ à Stanhope. Londres. 11 (22) noTembre 1716. id^ iàid., p. 135. Loni .Mahon. dans son Histoire d'Amffieterre^ vol. I, p. S46, donnune explication |ieut-«^tre juste de la contradiction dQ roi el du ministre : ijeorge 1" ne parlait pas l'ançiais. Walpole ne ptriail ni le français, r.\ l'allemand. Ils no rommuniquaient ensemble qu'en mauTais laUn. Le plii^ probable, c'est qu'ih ne se i.om prirent pas. On poumil dire qu'outnqu'il était mauvais, leur latin ftait encore défiguré par leur manière i!le prononcer, l'un à Tanglaise. l'autre à l'ai le mande.
II voit avec peine, dit-il, que ses meilleurs efforts et ceux de Walpole pour le service du roi, soient exposés à des interprétations si défavorables, et qu'eux-mêmes restent sans défense contre les fausses et malicieuses suggestions de leurs ennemis. Il ne peut pas lutter davantage contre les difficultés journalières qu'on lui suscite; et il demande la permission de résigner son emploi, dès le retour du roi en Angleterre.
(( ('ependant les bons effets qu'a déjà commencé à produire la perspective du traité avec la France, convaincront chacun, je l'espère, que je ne me trompais pas dans mes idées relativement h cette alliance, les affaires de Sa Majesté étant ici plus prospères que ses servileurs les plus confiants ne l'eussent cru ou imaginé; et le crédit public plus haut qu'on ne Ta jamais vu. » Mais l'état misérable cl bouleversé des affaires du Nord donne aux méconteiits l'espoir d'exciter des agitations au Parlement. « Votre Iiumble servilcur et vous-même, nous serons personnellement en bulle à leurs attaques, quoique. Dieu le sait, nous n'ayons eu aucune part dans la conduite de toute cette querelle du Nord. »
Il répond ensuite à un passage de la même lettre (du 16 octobre) où Stanhope exprimait la pensée qu'il né serait pas impossible de mettre ces affaires en telle lumière que le Parlement se décidât à ne pas les regarder avec indifférence.
Sans doute, dit-il, l'Angleterre, comme le reste de l'Europe, a un grand intérêt au maintien de la balance dans le Nord. Mais où est la balance? demandera-t-on au Parlement. Si, après le siège de Slralsund, on avait fait en Suède la descente projetée, la balance du Nord aurait été totalement ruinée et le tsar rendu maître de tout le commerce de la Baltique. On répliquait à la vérité, que le fils
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du tsar était un pur Moscovite', qu'il détruirait l'œuvre de son père, aussitôt la mort de celui-ci, dont on représentait la sauté comme très languissante. Mais maintenant la scène était hien changée; le maintien de la balance du Nord devait consister à agir à la fois contre le tsar et contre le roi île Suède ^ Lord Townshend ne pensait pas qu'un lA plan put être présenté au Parlement sous des couleurs <le nature à Tentralner, à moins d'un accord préalable avec les Etats, le Régent et TEmpereur, pour imposer la paix aux belligérants. Dans la situation présente, toute l'assistance à attendre du Parlement, se bornerait à une escadre dans la Baltique.
Avant de fermer sa lettre sur ces observations si judicieuses, lord Townshend ne peut se tenir de maudire encore une fois les Ilanovriens. « Je suis très sûr que toutes ces insinuations malicieuses, au préjudice de Walpolc et au nôtre, viennent de Bothmar qui, chaque jour, monte quelque infâme projet pour ramasser de l'argent; ses désappointements sur ce chapitre, voilà ce qu'il ne peut pas supporter, parce qu'il n'a pas autre chose en vue que de se créer un vaste domaine; et il ne sera content que quand il aura mis le ministère et le Trésor en des mains qui rassasieront son avarice, aux dépens du crédit, de Tintérèl et du service du roi '. »
Mais, de Londres, ce Bothmar s'entendait avec la duchesse de Kendal à Hanovre. Celle-ci, comme lui, faisait commerce de son influence sur le roi; elle n'était pas médiocrement irritée de se heurter à tout propos à la rudesse de Robert Walpole et de Townshend; et elle des-
1. Alexis Pctrowitch, mort (d'apoplexie?) en 1718, après qae son père eut fait prononcer contre lui une condamnation capitale.