Sévelingis, t. I, p
3. Lord Cadogan à lord Townsliend, la Haye, 1" novembre 1710. Rec. Off,, HoUand, vo!. 379.
Lord Townshend se défendit de son mieux auprès du roi. dans sa lettre du 11 (22) novembre, que nous analysions lout h riieure. S'il avait contresigné les premiers pouvoirs dr lord (^.adogan, c'est qu'il s'était trouvé à Hampton Court, où il ne pouvait pas avoir recours aux livres des bureaux. Mais ayant vu, par les objections de Tabbé, combien ce dernier était délicat et scrupuleux dans les choses de cette rsprce, il avait examiné les registres de la secrétairerie et constaté que les secrétaires d'État n'avaient pas accoutumé de contresigner les pleins pouvoirs, mais seulement les ordres en vertu desquels le grand sceau devait y être apposé *. Le conseil avait été d'opinion de ne pas s'écarter do Tusage ordinaire. Cependant, comme l'abbé avait témoigné à lord (^adogan qu'il se contenterait d'une déclaration de la main de lord Townshend portant que ce (M)ntreseing n'était pas essentiel, le ministre l'avait expédié en toute diligence ^
Peut-être que, parmi ces péripéties, l'abbé faisait un peu trop rentendu. Néanmoins, malgré les railleries de M. dlberville, il n'était pas obligé d'être au courant des usa^^es particuliers de la chancellerie britannique, alors qu<> Townsliend lui-même les connaissait mal. Les <lériances internationales étaient réciproques. Et au sur- [jjus, comment s'exposer, vis-à-vis le Conseil des Affaires étrangèr(»s, au reproche de s'être laissé jouer ridiculement par les Anglais?
Dans l'intervalle, les conférences se poursuivaient avec les Hollandais. Leyde et Rotterdam réclamaient toujours de larges concessions commerciales de la part de la France sur les <lraps, le poisson salé, le sucre, la baleine. Mais