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2. liicT, «lit- il, le 10 21) novembre. L.i lettre de lord Townshend au m est du H (22). Coxc, vol. il, loc. cit.
Amsterdam, n'ayant aucun goût à se rendre solidaire de ces deux villes, restait dans le parti français et s'en tenait à son dire précédent que, puisqu'il y avait si peu d'apparence pour elles d'obtenir ce qu'elles désiraient, il ne fallait pas pour cela retarder la conclusion du traité *. Le Pensionnaire tenait le même langage. La réponse du gouvernement français arriva le 20 novembre. Seulement, l'abbé et Châteauneuf déclarèrent qu'ils ne pourraient pas la communiquer aux députés pour les Affaires étrangères, avant que ceux-ci fussent suffisamment autorisés à adopter une conclusion sur laquelle il serait possible de tomber d'accord, après discussion des demandes des Etats et de la réponse du Régent. C'était une tactique pour amener la République à se prononcer sur le fond même des arrangements, et conséquemment à revenir sur sa résolution antérieure de faire les deux alliances avec l'Empereur et avec la France, simultanément, sirnul et semel *. Ils y parvinrent en effet, secondés par la superbe imperturbable des ambassadeurs autrichiens le marquis de Prié et le baron de Heems, et leur opiniâtreté à se retrancher derrière leur non possumus. A Londres, le comte Volkra protestait, avec l'approbation de son maître, que si l'on signait un tel traité, celui qui avait été conclu entre l'Empereur et le roi deviendrait caduc par ce seul fait ^. Les Anglais, sachant combien le roi était impatient d'en finir, n'insistèrent plus que ce qu'il fallait pour sauver les apparences vis-à-vis la cour de Vienne. Lord Cadogan, maintenant mieux éclairé sur l'état des choses, remarqua avec satisfaction que l'abbé paraissait aussi désireux de signer
!. Lord Cadogan à Stanliopc, la Haye, 10 novembre 1716, en français. Hec, Off., HoUand, voL 319.
2. Lord Cadogan à lonl To\vnslicnd,la Haye, 20 novembre 1716. Id., ibid. — Cadogan h lord Stair, la Haye, 24 novembre 1710. Oxenf. C, vol. VI.