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Lamberly, t. IX, p. ')C

VH) LE RÉGENT, l'abbé DUBOIS ET LES ANGLAIS.

qu'au momenl de son arrivée. Dubois, certain de l'appui d\Vmsterdani, faisait sonner bien haut, et avec lui, M. de (^hâteauneuf non moins absolu, que le R^nt ne souscrirait pas aux demandes de Leyde et de Rotterdam. Le Pensionnaire (Ileinsius, quel changement depuis les conférences de Gerlruydcnberg!) et les députés pour les Affaires étrangères s'emfdoyaient de toutes leurs forces à ramener les récalcitrants. Le 21 novembre, les Etats de la province de Hollande, rompant décidément avec le simut eê semel des Étals-Généraux, autorisèrent leurs députés à entrer en conférence avec les ministres français; Ton ne doutait pas que leur exemple n'enlrain/lt le reste des provinces. Dubois el ChAlcauneuf triomphaient de TAutriche. Alors Dubois présenta ses lettres de créance comme

<' ambassadeur à PEtat * ».

Deux jours après, le 26 novembre, arrivait à la Haye la déclaration de lord Townshend, telle que Tabbé l'avait demandée touchant les pouvoirs non contresignés. Dès lors, plus (Fombrages, plus de prétextes à de nouveaux délais. Lord (îadogan et Dubois convinrent de signer entre eux le lendemain, à la condition dont on était convenu avec Stanhope que le traité serait tenu secret pendant un mois, le llégenl n'en voulant rien dire encore au conseil de Régence. Il élail permis d'espérer que, dans cet intervalle, les Etats seraient prôts à signer; auquel cas, co traité particulier entre la France et l'Angleterre ne paraîtrait pas et serait sup[»rlmé.

1. Lortl Cad<>K«"> «i ''>•*<• Townsliciul, la Haye, 24 novembre ni6; à Slnnliopc, niOnu' clair. Hoc. O/f., llotlandy vol. 3*79.

Le 27, le ministre de France communiqua aux députés pour les Affaires étrangères la réponse du Régent aux demandes des États. Il accordait les distinctions honorifiques qu'ils sollicitaient pour eux-mêmes et pour leurs ambassadeurs; renvoyait aux tribunaux les litiges sur les prises; quant au quatrième point, le commerce, il se déclarait disposé à accorder tout ce qui ne préjudicierait pas au commerce français. Dès à présent, il annonçait la suppression des quatre sous par livre établis en 1G99 par le feu roi sur les marchandises importées de Hollande, et il étendait à tous les ports de France Tentrée des étoffes de laine et autres marchandises, limitée jusque-là aux ports de Calais et de Saint-Valcry. Mais un règlement définitif exigeant des études, ce serait Tobjet d'une convention particulière et il n'en serait pas fait mention au traité.

Le Pensionnaire porta aussitôt cette réponse aux Etats de la province de Hollande. Les députés de chaque ville devaient ensuite, selon leurs règles, la communiquer à leurs supérieurs, c'est-à-dire à leurs mandants des trois ordres. Cela prendrait deux ou trois jours. Tous étaient satisfaits, à l'exception de Lcydc et de Rotterdam. « Mais, écrivait le ministre anglais, si elles voient qu'elles n'obtiennent rien, elles se rangeront avec les autres *. »

Cependant ces apparences flatteuses de prompte conclusion n'étaient pas destinées à se réaliser si promptement. La lenteur des formes hollandaises et les intrigues des Autrichiens réservaient à l'abbé Dubois un dernier et long mois de soucis, tandis que George, au contraire, recouvrait quelque tranquillité en Hanovre, après de si chaudes alarmes. Le tsar ajournait tout projet inquiétant; au

1. LordCadogan à lord Townshend, la Haye, 20, 27 novembre 1716. /rf., ibid., et vol. 378; — lord Cadogan à lord Stair, la Haye, 3, 4 décembre 1716. Oxenf. C, Slair Papcrs, vol. VI.

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lieu (le conquêtes dans le Mecklembourg, il préparaît un voyage en Hollande et en France. Au commencement de décembre, il était à Altona; le 17, il arrivait à Amsterdam.

En même temps, un envoyé autrichien, M. de Pentenridter, apportait la promesse du concours de Charles YI pour obliger les Russes à évacuer TEmpire *.

Rien donc, de ce côté, n'allait plus troubler les négociations finales de la Haye.

Le 28 novembre 1716, Dubois goûta la joie de signer avec lord Cadogan le traité d'alliance défensive entre la France et T Angleterre, conçu dans les mêmes termes, mot I)Our mot, que la convention de Hanovre, joie un peu mélangée, disons-le à son honneur, par deux particularités relatives, Tune à Mardick; l'autre, aux titres des deux couronnes, quoiqu'il ne fût responsable ni de Tune ni de Taulre.

Voici en quels termes lord Cadogan annonçait ' à Stanhopo la conclusion de ces négociations tant contrariées et si orageuses :

« J'ay rhonneur de faire savoir à Votre Excellence que je viens de signer avec Tabbé Dubois le traité dans la même forme et selon la teneur de Pacte que Votre Excellence a signé avec luy à Hanovre. Dans le traité que j'avois préparé pour notre signature, j'avois ajouté en conformité (les ordres venus d'Angleterre à M. Walpole les paroles suivantes :

« Quand ce traité sera ratifié^ le roi de la Grande-Bre' tagne et les seif/neurs les Etats-Généiiyiux des Provinces^Unies pourront envoyer des commissaires sur les lieux pour être témoins oculaires de l'exécution de cet article '.

1. Robelhori à lord Slair, Hanovre, 18 décembre 1716. Oxcnf. C, St'tir Papers, vol. VU I.

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