Torcy, Mém,, p. 619 et suiv
2. Guillielmus Tertius Dei Gratta Magnas Brilanniœ, Francix et Uibernir Ber.
3. Art. 1. Pax sit universalisa pei^)chta veraque,., inter Guillielmum 1eriium Magnœ Britanniœ Bcffevi, et dictum domina m Regem Chrislianîssimum.
Londres, chez les imprimeurs du roi (Charles II); Taulre, en français, à Paris, par ordre de Louis XIV *.
Dans le titre du premier (il n'y a pas de préambule), Charles II énumère ses trois royaumes, Grande-Bretagne, France et Irlande, et ne connaît Louis XIV qu'à titre de Roi Très-Chrétien. Dans les articles, il n'est plus que le roi de la Grande-Bretagne *.
L'imprimé français remet les choses en place dans le préambule : Louis XIV, roi de France et de Navarre; Charles II, roi de la Grande-Bretagne. Puis, dans les articles, Louis XIV devient le Roi Très-Chrétien '.
Ainsi, voilà qui est établi par la tradition constante du grand règne. Dans les transactions avec l'Angleterre, Louis XIV laissait le roi de la Grande-Bretagne se dire au frontispice du texte latin, roi de France. En français, il redevenait au frontispice, roi de France et de Navarre. Dans le corps du traité, il ne fut jamais que le Roi Très- Chrétien; et cela, non seulement avec la Grande-Bretagne, mais avec quelque puissance qu'il stipulât.
En suivant cotte dénomination d'étape en étape à travers tout son règne, on la retrouve jusque dans les traités de Westphalie en 1648. Tel aussi, avant lui, avait été Tusage de Louis XIII. Qu'importe que cette appellation soit plus ou moins dépourvue de sens par elle-même, si elle désigne