Bibliothèque nationale
2. Arliculi PcLcis et confœderationis infer sereniss. et potentiss. Principem Carolum II D. G. Magtiœ Briiannise, Franciae et Hiàemiœ Regcm,,, et aereniss. ac potentiss, Principem Ludovicum XIV eadem D. G. Regem Christianissimum.
Art, L Pax sit universalis, perpétua, veraque et sincera amicitia inter ftereniss, et potentiss. Magnœ Britanniœ Regem, et sereniss. ac potentiss. Regem Christianissimum, etc.
3. L'édition française contient le pouvoir de Charles II à ses ambassadeurs, mais en modifiant les titres que se donne ce prince : au lieu de roi de Grande-Bretagne, de France et d'Irlande, elle porte roi de Grande- Bretagne, d'Ecosse et d'Irlande.
chiircmcul la personne? C'est ainsi qu'on nliésite pas à reconnaître le roi d'Espagne chez le Roi Catholique ; et nul n'y aperçoit rien d'humiliant pour cette monarchie.
On voit donc que Tamère critique dirigée contre le Uégenl, mais surtout contre Dubois, relativement aux actes do la Haye comme d'une dérogation à la dignité Je la couronne, est sans portée, puisqu'ils suivirent le protocole invariable de Louis XIY. Même, s'il y eut chez Tabbé, avec une réelle ignorance des précédents, un peu de celle ferveur do novice que les jaloux raillaient en lui, ce fut lorsqu'il entreprit île faire disparaître de la rédaction latine un titre qu'à toute époque, les ministres de Franco avaient toléré, précisément ce qu'on appelle aujourd'hui un moclus vivendi. Il devait lui suffire comme à eux, qu'un dos instruments fût rédigé en français et intitulé correctement. La difficulté bruyante qu'il souleva par patriotisme tourna contre lui. Elle le perdit, elle le perd encore dans l'opinion. On s'est mépris sur ses sentiments, aussi bien sur la réalité des faits.
Ne Irouvera-t-on pas que cette question de point d'honneur, tant obscurcie, valait la peine d'être élucidée. malgré l'aridité apparente du détail, et ramenée à ses justes [)roportions?
Mais nous allons laisser les plénipotentiaires des trois nations h leurs disputes sur le détail des dispositions linales, tandis qu'au même moment, George I** accomplit à rimproviste, clans son ministère, une révolution qui lui permettra d'entrer plus pleinement encore dans l'alliance française.