‹ Le régent, l'abbé Dubois et les AnglaisChapitre 155 sur 209 · décembre 1716. Coxe, vol. II, p. 145-i W · texte numérisé non relu

décembre 1716. Coxe, vol. II, p. 145-i W

que vous ne savez pas ce que vous faites. Il est très dur de traiter ainsi lord Townshend; mais il est encore plus injuste de le charger d!imputations pour justifier un si mauvais procédé. »

Suivent les mêmes protestations que plus haut contre toute entente avec les deux frères. « Si nous avons donné prise sur nous le moins du monde, si l'on en peut citer une seule preuve, appelez-moi à tout jamais misérable; sinon, pensez ce qu'il vous plaira de ceux qui disent ou écrivent de pareilles choses.

« Je n'en dirai pas davantage ; mais je vous donnerai un avis. Retenez votre main, jusqu'à ce que vous ayez repassé Teau, et que vous soyez à même de voir et d'entendre comment on prend ici ce que vous avez déjà fait. Je sais fort bien de quelle manière le refus de lord Townshend peut être représenté au roi. Pensez un peu plus froidement; et considérez comment il peut arriver que des hommes en colère fassent des choses, qu'ils voudraient ensuite de tout leur cœur n'avoir pas faites. Je vous écris comme une ancienne connaissance qui désire continuer h vivre en amitié avec vous, pour autant que vous me le rendrez possible ou praticable. Laissez-moi vous prier encore de vous ressaisir vous-même et de mettre de cêté cet emportement qui semble avoir tant d'empire sur toutes vos actions *. »

On s'oublierait volontiers en compagnie de ces hommes, doués d'une telle vigueur de caractère. Jusque dans leurs dissentiments les plus aigus, on sent le soufQe du gouvernement du pays par le pays. Ils subissent les coups d'autorité du roi, ils s'inclinent; mais ils réservent leur dignité personnelle. Ils s'adossent au Parlement.

Page 1