Sévelinges, l. I, p
3. Hex autem Christ ianissimus sincera mente cupiens ea omnia plene ac penilus exequi, de quibus antehac convenlum cum Corona Gallica quoad civitatem Dunquerquanam^ ac etiam res omnes alias perficere.... Lord Cadogan à Methucn, la Haye, 15 janvier 1117 {Rec. Off., Holland, vol. 379). il est à remarquer qu'A Londres, le ministère n'admit pas cette modification, malgré sa haute origine, et que la forme précédente subsista dans le traité.
employé au contraire les instances les plus pressantes pour hâter la conclusion; et je peux affirmer que sans le crédit et Tinfluence de Sa Majesté, le traité ne se serait jamais conclu \ »
Au fond, George P' ne s'y croyait pas moins intéressé que le duc d'Orléans.
Enfin, le lundi 4 janvier 1717, le traité de la Triple- Alliance fut signé à la Haye, entre la France, l'Angleterre et la Hollande. L'abbé Dubois l'annonça au Régent par son célèbre billet : « J'ai signé à minuit. Vous voilà hors de page et moi hors de mes frayeurs, que Votre Altesse canonisera, lorsque j'aurai eu l'honneur de lui rendre compte de tout. Je m'estime très heureux d'avoir été honoré de vos ordres dans une affaire si essentielle à votre bonheur, et je vous suis plus redevable de m'avoir donné cette marque de l'honneur de votre confiance, que si vous m'aviez fait cardinal*. » On ne peut s'empêcher d'être surpris, voire scandalisé, que la nouvelle d'une pareille affaire d'Etat, cette alliance si difficile à conclure entre trois grandes puissances, soit dite si brièvement, et que la personnalité du négociateur s'y taille une place sur le pied d'égalité avec le chef de son gouvernement. En informant M. d'Iberville, l'abbé se servit d'un langage plus modeste : » Le traité d'alliance fut signé hier par les députés de toutes les provinces. Ils nous ont fait languir; mais cette unanimité nous dédommage du temps qu'on nous a fait perdre pour l'altendre '. »
1. Lord Cadogan à lord Slair, la Haye, 29 décembre 1716. Oxenf. G., Sfair Papers, vol. VI, et 8 janvier 1717, m/., ihib., vol. X.