‹ Le régent, l'abbé Dubois et les AnglaisChapitre 185 sur 209 · En anglais. Domesiic Varions ^ n · texte numérisé non relu

En anglais. Domesiic Varions ^ n

2<^ Le colonel Armstrong et M. Ackworth, introduits devant le comité ont dit que, dans leur opinion, cet expédient sera plus efficace pour empêcher rentrée de grands vaisseaux dans le canal que celui que le roi a proposé dans son premier plan. Elle sera impossible, avec une écluse de 14 pieds et la profondeur acceptée par l'abbé ; possible à 26 pieds de largeur, avec la profondeur proposée par le roi, — détails — si donc les Français acceptent cet expédient, ce sera un avantage considérable gagné sur eux.

D'après la lettre de lord Townshend et la mienne qui a été envoyée à M. d'Iberville avec la réponse à ses objections par l'ordre de S. A. R., Sa Majesté verra qa*on ne lui laisse pas la liberté de se jouer de nous davantage, mais qu*il sera mis dans la nécessité de déclarer à S. A. R. la résolution déGnitive de sa cour sur les deux points essentiels, savoir Tétat où l'écluse devra être mise et Tentière démolition du nouveau chenal sur l'estran avec les jetées et les fascinages, de sorte qu'il sera, forcé de s'expliquer lui-même sur ces deux points, sinon cette négociation ne pourra pas se continuer davantage.

S. A. R. a jugé que cela était nécessaire pour éviter de perdre tout notre temps à des disputes stériles et à des altercations avec ce ministre, en pure perte, sans régler aucun point d'importance, et pour hâter la conclusion du traité, si les Français ont réellement l'intention de consentir à ce qui est raisonnable. Car après tout, S. A. R. trouve très étrange que, après qu'il a été dit à l'abbé Dubois à Hanovre que le papier qu*il vous avait remis sur Mardick était regardé comme insuffisant par Sa Majesté, on envoyât ici M. d'Iberville sans pouvoirs ni instructions pour rien céder; ce serait à croire que la cour de France aurait quelque intérêt à continuer cette négociation sans intention réelle d'en venir à une conclusion raisonnable.

Nous avons attendu un courrier de lord Stair toute cette semaine.

M. dlberville transige à Londres.

Methuen à Stanhope,

Hamplon-Couri, 11 (22) septembre 1716 *.

Par sa lettre du 8 (19), le roi aura vu où en étaient les choses avec M. d'Iberville.

Le lendemain matin * du jour où il avait reçu notre réponse à ses objections et la lettre que lord Townshend et moi lui avions écrite en même temps sur les ordres de S. A. R., il vint nous parler et dit que nous luy avons donné son congé ^; je me sers de ses propres termes. Mais après une longue conversation, il me dit que bien qu'il n*eût pas de telles instructions du Régent, néanmoins il espérait qu'il en serait approuvé dans les offres qu'il allait nous faire; à savoir, attendu que nous insistions tellement sur l'entière destruction du chenal, il y consentait, comme aussi à l'expédient par nous proposé de rétrécir le passage de la petite écluse, pourvu que nous voulussions consentir à ce que la largeur conservée fût de seize pieds au lieu des quatorze réclamés dans noire expédient, et le radier laissé avec sa profondeur actuelle sans l'élever de six pieds selon l'offre de l'abbé Dubois.

Il ajouta que le passage à seize pieds de large seulement, ne pourrait pas recevoir de navires au-dessus de soixante-dix tonneaux; et que si l'ouvrage entier du chenal était détruit, le passage du chenal au canal serait rendu impossible, de sorte qu'en nous sacrifiant tout ce qui pouvait nous inquiéter, si peu que ce fût par rapport à la navigation, il nous demandait de ne pas insister sur des choses qui ne seraient bonnes qu'à créer une grande dépense nullement nécessaire et qui empêcheraient Vécoulement des eaux *. Il espérait que le roi trouverait raisonnable de l'accorder.

Après avoir été avec nous, il se rendit chez le prince et

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