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Haye, au mois d'octobre suivant, des députés munis de pouvoirs extraordinaires, pour adopter les mesures jugées les plus propres à remettre le bon ordre dans les affaires *.
Quoiqu'on tînt la lettre d'Over-Yssel très secrète, à cause qu'elle dévoilait trop clairement les vices de la situation, Horace Walpole en obtint connaissance, en profitant de l'abus vainement dénoncé par Groningue.
La communication d'Over-Yssel portait sur trois points : 1** trouver moyen de réconcilier la diversité des opinions, devenue telle que les délibérations étaient plus dilatoires que jamais, ou même n'aboutissaient à aucune conclusion; 2"* préserver une partie essentielle de l'union, en obligeant chaque province à contribuer exactement pour sa part aux dépenses de l'État, plusieurs provinces étant tombées dans une extrême pauvreté; 3° établir une autorité avec mission d'obliger les provinces à mettre à exécution les résolutions des États-Généraux dont on ne faisait nul cas : ce qui rendait le gouvernement également faible et niépriso. Maux si difficiles à guérir que Horace Walpole ne croyait pas qu'on y put arriver.
En effet, on n'aboutit pas. On ne parvint pas à réconcilier la diversité des opinipns. Tels étaient la confusion et le mécontentement, que plusieurs songeaient à rétablir le stathoudérat. La famille de Nassau s'agitait en-dessous'. Le ministère anglais, comme pour renverser les rôles de 1688, eut l'idée de faire nommer le roi d'Angleterre stathouder de Hollande : fantaisie bizarre, à laquelle résista le robuste bon sens du prince hanovrien '. Il laissa
1. Horace Walpole à L. Townshend, la Hâve, 28 août lliô. Record Office, HoUand, vol. 375.