CHAPITRE X
Mais TafTaire n'avançait pas quant à l'alliance. Des deux côtés, on s'était piqué au jeu. Si, à Paris, le maréchal d'Huxelles ne donnait connaissance à lord Stair de sa réplique que six jours après Favoir fait tenir à M. d'Iberville; en revanche, à Londres, Stanhope affectait de ne pas dire un mot de ce document à d'Iberville, avant d'en avoir été saisi régulièrement par l'ambassade de Paris '. Si M. d'Iberville recevait de sa cour Tordre de tâter Duyvenvorde, représentant de la Hollande à Londres, sur Talliance qu'on désirait avec la République et TAnglelerre, mais sans en ouvrir la bouche aux ministres anglais: réciproquement, Stanhope prescrivait à Stair d'observer le même mutisme avec les ministres français ' : comédie de bouderie non exempta de d«anger. Ce n'était guère le rhemin de s'entendre.
Cependant, le Régent se voyait clairement sans appui