‹ Le régent, l'abbé Dubois et les AnglaisChapitre 7 sur 209 · XII PRÉFACE · texte numérisé non relu

XII PRÉFACE

pensable d'appréciation, rétrécir l'horizon au dommage de l'intelligence des faits; et, qu'on nous passe le mot, mettre des œillères à l'histoire . Nous avons donc fait une étude approfondie des tenants et aboutissants, particulièrement l'Angleterre et la Hollande; et nous nous flattons qu'avant de la trouver trop développée, on voudra bien réfléchir que ce volume n'est que la première partie d'un ouvrage étendu.

Maintenant, une explication sur une question technique, la chronologie. Dans la première moitié du xviu* siècle l'Angleterre suivait encore le calendrier julien, vieux style, qu'elle n'abandonna pour le calendrier grégorien, nouveau style, qu'en 1752. Le vieux style était en retard de onze jours sur le nouveau. Lorsque les dépêches sont envoyées d'Angleterre, elles sont toujours vieux style ; il faut ajouter à leur date onze jours pour avoir la date grégorienne. Par exemple : i" juin V. s« -12 juin n. s.; ou, plus simplement, 1 (12) juin, 20 juillet (1" août). Lorsque les Anglais écrivent du continent, ils se servent toujours du nouveau style.

Autre point : le roi d'Angleterre George I*', ne sachant pas l'anglais, ordonna à ses ministres de rédiger en français les dépêches destinées à passer sous ses yeux. Quand une dépêche est en français, nou3 avons toujours soin de le dire. Si elle est en anglais, d'un ministre à un autre, nous nous bornons à en donner la traduction ou l'analyse, généralement sans indiquer qu'elle est en anglais. En terminant, exprimons l'espérance que dans ce récit, où il y a beaucoup d'éléments nouveaux, le lecteur qui a bien voulu déjà suivre nos travaux précédents, reconnaîtra notre invariable habitude de profond respect pour la vérité et pour le public.

UABBÉ DUBOIS ET LES AiNGLAIS

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