‹ Le régent, l'abbé Dubois et les AnglaisChapitre 73 sur 209 · Lambert y, t. IX, p · texte numérisé non relu

Lambert y, t. IX, p

V. Walpole demandait aux États de ne donner ni asile ni aide au Prétendant ou h ses adhérents, et de ronlinuer à employer leur crédit à les faire sortir des territoires de leurs amis et alliés. Les États s'empressèrent (le fain' une réponse conforme (Lamberly, t. IX, p. 389, 390). Horace Walpole à l(»rd Townshend, la Haye, 10, il, 31 mars, 5 mai 1H6. Hec, Off.. IloUand. vol. 373. 375.

L'objet (le cette lettre, où se reproduisaient avec une nouvelle force les arguments des Considérations sur le danger présent de la République, était de montrer qu'il y avait mainmise par TAutrichc et par TAngleterre sur la République, danger pour sa réelle indépendance et son commerce, tandis que la France, dont on voulait en vain faire un épouvantail, offrait une sincère alliance et toutes les jraranties de la paix, si nécessaire à la Hollande.

« Vous me demandez depuis longtemps, disait Tauteur anonyme, ce que je pense sur les propositions que rEm[)ereur et le roi de France nous ont faites. » Et alors, parlant d'abord de la proposition de l'Empereur et de celle du roi d'Angleterre qui, bien que présentées plus de quatre mois l'une après Tautre, avaient été évidemment concertées, étant conçues dans les mêmes termes et tendant au même but, il déclarait que rien ne serait plus désavantageux aux Provinces-Unies.

Tout ce qu'elles ont retiré des dernières alliances, c'est la Barrière. Mais est-ce un avantage que d'entretenir des garnisons éloignées des Provinces, et dont la solde, qui coûte plusieurs millions, ne revient point en Hollande? L'Empereur pourra engager les Provinces dans la guerre quand il voudra. — Pour réveiller et piquer la fierlé nationale : « Il semble que la Hollande ne soit plus une république souveraine, mais qu'elle est au contraire une province sujette de l'Empereur.... Car si les Etats-Généraux ont un différend avec quelque prince voisin, ils en remettent la décision à l'Empereur. Si on leur fait une proposition, ils consultent l'Empereur; et lorsque Sa Majesté Impériale et Catholique souhaite quelque chose de LL. HH. PP. *, il leur fait dire :je le veux, La volonté de TEmpe-

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