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la brûlante colore de leurs alliés. Les travaux de Mardick, cette terrible èinne dans le flanc de V Angleterre *, ôtaieni le sommeil aux wliigs; ils prétendaient que les Hollandais ressentissent la même blessure et les affres des mêmes terreurs. Mais ceux-ci savaient que Mardick n'était pas en face d'Amsterdam et que le temps des agressions de la marine française contre leurs rivages était évanoui. Considérant donc les cboses avec le flegme national, moins troublés que leurs amis, ils regardaient aussi plus haut, c'est-à-dire au maintien de Téquilibrc des forces en se liant avec la France, et à la conservation de la paix, que tant d'années de guerre leur avaient appris à estimer le premier des biens. Non pas qu'ils eussent la pensée de se départir de leur bonne intelligence avec TAngleterre. Loin de là : elle était toujours, à leurs yeux, la base et le fondement de la politique des États. Mais, de plus en plus, Topinion se prononçait en même temps pour admettre la France à une alliance défensive avec la République et TAngleterre. On ne repoussait pas une alliance avec rAutriche, malgré les procédés irritants de cette puissance qui, heureusement pour le Régent, semblait prendre à tâche d'offenser les Hollandais. Seulement on voulait que cette alliance ne fût pas de nature à engager la République dans quelque nouvelle ^^uerre. On tenait, comme l'avait témoigné la province de Hollande, au simul et seinel, c'est-à-dire à ce que Talliance défensive avec TAngleterre et l'Autriche se négociât parallèlement à l'alliance défensive qui devait, d'autre part, grouper ensemble la République, l'Angleterre et la France; Tune et l'autre devant être achevées en même temps, et <*onçues de manière à garantir la succession à la couronne dans les deux royaumes.
\. Letlrc de loni Townshcnd à Horace Walpole. Coxe, Memoirs ofsir 7?oberf Wafpole, vol. I, p. 92.