‹ Le régent, l'abbé Dubois et les AnglaisChapitre 79 sur 209 · I^ord Mation. t. I. chap. vi · texte numérisé non relu

I^ord Mation. t. I. chap. vi

1. Whilehall, 19 (.M) mai 1116. Coxe, Memoirs of Walpole. vol. Il, p. 51.

i38 LE RÉGENT, LABBÉ DUBOIS KT LES ANGLAIS.

plusieurs des grandes corporations, soit les universités, soit Londres m(>m<% étaient pour eux; que la rébellion était plutôt étoulTée (préteinle; la justice paralysée dans les tribunaux inférieurs; la sympatliie publique déclarée pour les coupables. Pour extirper cotte faction, il s'agissait moins d'employer des remèdes violents, toujours danjrereux et souvent funestes, qu'une action soutenue dans cba(|ue brancbe de l'administration, laquelle requérait la présence continue du roi. Et au dehors? maintenant 4|ue les puissances étrangères témoignaient tant d'empressement pour entrer dans des engagements avec le roi, dont la sécurité dépendait tellement aussi de la force de ses alliances, quel serait Teffet d'une commotion imprévue îï l'intérieur du royaume, lui absent?

Pour linir, lord Townshend évoquait le péril du côté tic la France, où b» duc d'Orléans n'était pas loin de leur «ipparaître comme une incarnation du malin esprit. « Personne non [dus ne saurait en douter, le Régent de France, qui a employé jusqu'ici tous les moyens pour faire échouer notre alliance avec l'Empereur et dont l'objet principal semble être de gagner du temps pour mettre à exécution les d(»sseins qu'il a formés contre S. M., saisira avec ardeur une occasion si favorable de jeter le trouble dans les affaires du roi, soit en encourageant et en soutenant les jacobites dans quelque tentative chez nous, soit en nous amusant par des propositions spécieuses et insidi<*uses dans une conjoncture où il sait bien qu'il faudra consumer beaucoup plus de temps que de coutume à les examiner et h les pénétrer, à délibérer et à répondre; or les derniers avis v<mius de France, de la plus incontestable autorité, justiFienl suffisamment nos appréhensions sur ce <.*hapitre. »

Os remontrances manquèrent leur effet. George ne

Page 1