DÉPART DE GEORGE T POUR LE HANOVRE
|K)uvait pas souffrir d'opposition, surtout sous une forme si véhémente. Il est même à croire qu'elles furent la cause première de la disgrâce qui frappa leur auteur au mo\s de décembre suivant et Timmola précisément à Talliance française. A plus forte raison, furent-elles impuissantes contre le projet de voyage. Le ministère céda; et pour mieux racheter sa résistance, il fit voter au Parlement non pas une suspension momentanée, mais Tabrogation pure et simple de la clause restrictive de 1701.
Autre pierre d*achoppement : en s*éloignant de son royaume, le roi devait constituer une régence; et il ne voulait pas en investir son fils, le prince de Galles, à qui elle revenait de droit. Ce fils, George- Auguste, il l'avait eu, en 1683, de sa femme Sophie-Dorothée de Zell, qu'il jeta ensuite dans la plus dure prison, après divorce, en Taccusant d'une intrigue avec le comte de Kœnigsmark (1694). Soit soupçon mal fondé sur la légitimité du jeune homme, soit jalousie de pouvoir et horreur de tout partage, qui, chez lui, datait même de Hanovre, ou encore ressentiment d'une proposition insidieuse des tories à la chambre des Communes d'allouer au prince de Galles un revenu de cent mille livres prélevé sur la liste civile, le roi ne voulait confier le gouvernement à son fils, qu'en restreignant son autorité dans les plus strictes limites par Tadjonclion d'un conseil. Lord ïownshend ne s'y prêta pas. A la fin de sa lettre à Bcrnsdorf, il déclarait qu'après une étude attentive des précédents, il n'avait trouvé aucun exemple de ce genre, ni aucun motif suffisant de s'écarter de la règle constante, suivie de vieille date : seconde offense que le roi joignit à l'autre. Elle porta aussi ses fruits dans la politique étrangère. George se résigna; toutefois, irréconciliable avec le nom de régent, il fit revivre le titre de gardien du royaume et lieutenant, qu'on ne
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coiniaissait plus en Angleterre depuis le temps du prince Noir au xiv® siècle. Il nest pas besoin de se demander qu<'ls sentiments nourrissait un (ils h la fois si mal vu de son père, et plein de pitié pour le sort cruel de sa mèn\ qu'il ne lui fut jamais permis de revoir. C'est ainsi qu(» commença Tamère opposition qui, pour une cause ou pour une autre, subsista désormais chez les princes de Galles contre le souverain. « Cette famille, dit une fois lord Carterot en plein conseil, s'est toujours querellée et se querellera toujours, de génération en génération *. »>
Ses mesures prises, George I" se mit en route pour 1(» Hanovre le 20 juillet (1716); Stanhope Taccompagnail. L'autre secrétaire d'Etal, lord Townshend, premier ministre, resta en Angleterre.
l. LonI Mahon, vol. I, chup. vi. — Lor«l Carlerci, secrétaire d^Élal sous (icorpro \^^ et Georf^e H.