‹ Le régent, l'abbé Dubois et les AnglaisChapitre 88 sur 209 · iffifl · texte numérisé non relu

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\. Il y a même dans la correspondance de Dubois certains passages (fuî impliiiuont le ronlrairo. Nous les citerons en leur temps.

;>. Sévelinpes, Mémoires srrrets du cardinal Dubois, 1. 1, p. 9. — Aubertin. V Esprit public au XVI Ih ,«/V'r/t».

i\. I.émontey, sans rien ariirnier, parle de cinquante mille écus d'après une assertion du maréchal de Tessé, ambassadeur à Madrid à M. de Mor- \ille. ministre des afTairos rirangères, un an après la mort de Dubois

l'abbé DUBOIS. 261

non plus aucun indice dans les correspondances anglaises. Tout concourt à reléguer avec certitude cette légende parmi les calomnies dont Thistoire est émaillée.

Saint-Simon va cruellement loin contre Dubois. Après lui, l'exécration semblerait épuisée. D'Argensonle dépasse. Il transforme Tabbé en un effroyable ministre de mort : de sa main sont partis les coups redoublés qui, en si peu d'années, ont fauché la descendance de Louis XIV. On ne saurait, dit-il, les attribuer au duc d'Orléans, dont le caractère « était plutôt celui d'un bonhomme que d'un scélérat. Malheureusement il aimait trop peu les honnêtes gens et trop les fripons. Aussi sa maison était-elle farcie de scélérats. Tous les soupçons portent sur le cardinal Dubois qui a joui de ses crimes. » Ayant travaillé dans le laboratoire d'Imbert avec le duc d'Orléans, il y aurait appris la recette de certains poisons qui donnaient à un malade un air de rougeole ou de petite vérole, dont on mourait bientôt. « Ainsi, ce vilain abbé Dubois aurait médité et exécuté ces crimes, par zèle pour l'ambition du prince, ou plutôt pour la sienne propre *.... Je suis donc certain que le Régent n'a pas trempé, même par confidence, dans ces crimes, et que, le monstre de Dubois étant mort, la vie de notre roi a été sauvée *. »

Ce qu'il y aurait plutôt de monstrueux, c'est qu'un homme, ministre des affaires étrangères sous Louis XV,

{llisl. de la Régence, t. I, p. 426). Selon d'Argenson (Mém.. t. Hl, p. 235), celle pension élait de cent mille écus; après Dubois, elle aurait passé à Mme de Prie. Mais on va voir, dans notre récit, quel garant peu sur est d'Argenson. D'ailleurs, ultérieurement, le développement naturel des faits démentira les accusateurs de Tabbé.

1. H n'aurail pas commis moins de six empoisonnements sur le dauphin, le duc et la duchesse do Bourgogne, le duc de Bretagne, le duc di' Berry, et le dernier enfant royal, Louis, que, par bonheur, Mme de Venladour sauva en lui donnant du contrepoison.

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