M^m, du marquis d'Argenson^ l. 1, p
±6i LK RÉGENT, L ABBE DUBOIS ET LES ANGLAIS.
<lc 1744 à 1747, redise si couramment cl s'approprie des calomnies qui ne méritent pas un instant d'examen.
Une autre ignominie de Dubois, mais plutôt de nature Il reposer par le rire, de la scélératesse précédente, c'est qu'il était marié dans un village de son pays; et qu'après avoir bien paye sa femme pour se taire quand il eut des bénéfices, il jugea à propos, une fois nommé archevêque de Cambrai, de faire disparaître du registre paroissial la preuve de ce mariage. L'intendant du Limousin, M. de Breteuil, va voir le curé, l'enivre et enlève la feuille accusatrice. Puis il se rend à Brive; par la menace, il force le notaire à lui livrer le contrat, la femme à garder le silence ^ A la vérité, pourtant, Dubois quitta son pays «l'origine à seize ans et n'y retourna jamais : circonstance qui détruit cette historiette, quelque minutieux détails que Saint-Simon en ait relatés.
De cette femme, il n'eut pas d'enfants. Mais, effronté bigame, il en eut doux d'une autre femme qu'il épousa en Belgique ^ Celle-ci, moins docile que la première, uu beau jour, aurait jeté les hauts cris, comme cela se voil dans Monsieur de Poifrceaugnac,
Il faut avouer cependant qu'un homme plus autorisé devant l'histoire que des grands trop superbes, M. de Torcy, le foule aux pieds. Dans une lettre du 4 mars 1720, au cardinal (îualterio, protecteur de la couronne de France à Rome, il dit en termes entortillés, mais finalemont très clairs : o Je j)ense quelquesfois que Votre Eminence est bien persuadée de mon attachement pour elle et du désir que j'aurois de contribuer à sa satisfaction ; mais quoy qu'elle soit bien seure de mes sentiments, je pense aussy qu'elle no laisseroit pas d'estre fort faschée de se