Mémoirrs, l. XUI, p
2. Sainl-Simon,t.XJli,p.310. Nuuson avons dil quelque chose p. Or».
pour enlrcpremlre do renouer les bons rapports rompus avec tant d'inconséquence.
Il débuta par une lettre à Slanhopc en ces termes, le 12 mars 1716 :
a Milord, on ne peut pas faire profession, comme je fais depuis longtemps, d'être de vos amis, sans prendre beauiTjup de part au succès que les soins de votre ministère ont eu dans 1« s derniers mouvements d'Ecosse, et sans vous congratuler sur Tévénement qui les a fait finir si |)romptenient. J\ii été trop instruit des anciennes liaisons d'estime et de confiance que vous avez eues avec monsei- «rneur le duc d'Orléans, pour n'être pas charmé du prompt retour du PrétendanI, parce que, d'une part, il vous est glorieux, et que d'autre part, il vous désabuse des bruits (jui s'étaient répandus d'une influence secrète de notre cour pour cette entreprise, et vous fait savoir qu'ils n'ont eu aucun fondement. J'espère que rien n'altérera les premières dispositions où je vous ai vu, et je souhaite qu'on ne néplifre rien de part ni d'autre de ce qui peut contribuer h la correspondance entre nos deux maîtres. Je vous supplie, inilonl, de me continuer l'honneur de votre bienveillance, et d'être persuadé que tlans toutes les occasions que se présenteront, vous trouverez en moi Tami que vous avez si bien traité, et toute l'estime et la reconnaissance que je vous dois *. »
A cette lettre, trop pondérée pour être bien convain- 4:inte, surtout après ce qui s'était passé, Stanhope fit, en date du 19 mars ', une réponse polie, mais quelque peu sardoniqur et doimée «le haut :
•' Monsieur, j'ai reçu l'honneur de votre lettre du 12 mars, 4't suis très sensible à la bonté que vous avez de vous sou-
!. S«'vclin^<*s, t. I, I». Iti.'i-lOO.