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2. Dubois écrit à Destouches, le 2i février 1720 : « Je croyais M. Law dans les termes de modération où il était resté avec milord Stanhope; mais j'ai appris depuis qu'il était fort altéré contre la cour de Londres ». Dubois insiste sur l'importance de rappeler L. Stair sans délai de peur d'un éclat qui serait irrémédiable. Il serait capital de calmer M. Law. La présence de L. Stair à Paris pouvant être une des principales sources de son animosité contre l'Angleterre, il serait très utile de les séparer. — Sévelinges, t. 1, p. 311,312.
3. liée. Off., France, vol. 360, 3G1. Hardiricke Papers, vol. IL Stair Papers dans les Stair Annah. vol. IL passim.
son crédit vînt à baisser en raison de tant de moyens extraordinaires et contradictoires employés pour le soutenir. 10 (21) mars 1720 ». Le 14 (25) avril 1720 : « Je laisse à Àrbuthnot à vous informer de ce que je pense de nos affaires d'argent, auxquelles nos gens de la cité ne craignent pas que M. Law puisse porter grand préjudice. J'ai le regret de vous dire que, s'il le peut, en effet, nous ne sommes pas en état de prendre des mesures pour nous y opposer; car il fait tout ce qu'il lui plaît par des édits et il est en possession de tout le numéraire de France ; tandis que chez nous, il y a bien peu de cas où il nous soit permis de bouger sans un acte du parlement, difficile à obtenir, attendu qu'il y a toujours des intérêts particuliers ou quelque défaut de connaissance de ces matières à la chambre des communes. Au surplus, ce pays-ci et particulièrement les capitalistes1, aussi bien que les sociétés, sont entrain de prendre en mépris les projets de ce personnage et de croire qu'un jour ou l'autre tout sautera en l'air. Nous marchons sur cette idée très simple qu'aussi longtemps que chez nous l'argent sera à meilleur taux et plus en sûreté que sur les autres places, on le laissera ici, et que l'intérêt des étrangers de bonne foi les portera à compenser et au delà par une circulation naturelle ce que la malice des autres aura pu retirer... Ce qu'on a fait en France équivaudrait, dans mon humble opinion, à fabriquer par acte du parlement plus de billets de l'Echiquier qu'il n'en faudrait pour payer nos dettes et à punir quiconque refuserait de les prendre. La nature de notre gouvernement n'admettrait pas de telles extrémités ; et il nous faudra être battus par des armes de cette espèce, si toutefois il est loisible à ceux qui les forgent de les employer avec sûreté ».