‹ Le RégentChapitre 109 sur 196 · Sévelinges, t. I, p. 309 et suiv · texte numérisé non relu

Sévelinges, t. I, p. 309 et suiv

sources de l'animosité de Law contre l'Angleterre; enfin, le souhait que L. Stanhope vînt à Paris l.

Mais, en attendant qu'il fût possible à Stanhope de se manifester à Paris, Dubois alla au plus près. Il pria L. Stair de tâcher d'adoucir l'affaire, d'y porter quelque tempérament. L'ambassadeur qui, malgré ses mécontentements personnels vis-à-vis des deux cours , la sienne et celle de France, n'hésitait jamais à remplir au mieux sa fonction, se présenta chez le duc d'Orléans, le 20 février (1720).

La réception fut chaude. En entrant, le duc lui dit tout d'abord qu'il avait été surpris de la réponse de sa cour au mémoire du marquis de Grimaldo à l'égard de Gibraltar; qu'il avait la parole du roi que le roi céderait Gibraltar au roi d'Espagne, et qu'il se flattait que le roi lui tiendrait sa parole, et qu'il avait publié à toute la terre cette promesse, dans son manifeste au commencement de la guerre contre l'Espagne.

Stair répondit posément que, n'étant pas instruit autrement des intentions de sa cour, il prenait seulement la liberté de remarquer que cette promesse était antérieure à la guerre et que le roi d'Espagne n'avait pas trouvé à propos de l'accepter; qu'après les dépenses très considérables de la nation pour cette guerre, la situation était toute différente.

Le duc répliqua qu'en dernier lieu, il avait eu des raisons de croire que le roi n'avait pas changé de sentiment par rapport à Gibraltar; et que, sur cela, il avait de nouveau assuré le roi catholique que la Grande-Bretagne lui rendrait cette place. Il avait, dit-il, donné ordre à M. de Senneterre de passer incessamment en Angleterre pour savoir la résolution du roi 2.

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