‹ Le RégentChapitre 116 sur 196 · Weber, p · texte numérisé non relu

Weber, p

o Schaub et colonel Stanhope à L. Stanhope, a l'Escurial, 24 juin 1720. Deux lettres, l'une en français, l'autre en anglais, chiffrée. Rec. Off.. franc* vol. 361.

le parlement y aurait consenti. Mais ce n'était pas là le don de joyeux avènement dont la cour s'était flattée. Alors, comme moyen de pression, elle s'abstint de délivrer aux Anglais les autorisations nécessaires pour se prévaloir en Amérique du traité de YAsiento l. Néanmoins, le colonel se maintint sur un pied honnête au milieu de ces contradictions.

En France, le Régent, tout en se prêtant avec Stanhope à ajourner la solution au Congrès, déclarait à Lawless, représentant de Philippe Y, qu'il n'en démordrait pas. Il voulait, ajouta-t-il, finir toutes choses avant le congrès, afin que les deux couronnes se présentassent étroitement unies devant l'Europe assemblée 2. Les négociations entre les deux couronnés se poursuivirent mystérieusement sur ce pied, avec défiance de la part de Laulès, une certaine bonne volonté chez le ministre Grimaldo à Madrid, et une loyale sincérité chez le Régent et Dubois. Si secrètes qu'elles fussent, L. Stair se tourmentait des rumeurs venues jusqu'à lui, de l'attitude de Law toujours aussi provoquant, aussi prodigue de menaces contre les Anglais. Les jacobites, expulsés de Paris au mois de mars, y rentraient par toutes les portes. Dubois gardait un silence inaccoutumé; et l'on disait que pour être conservé en place, il avait changé d'idée et promis de changer de conduite 3. Tellement que George, inquiet de tous ces symptômes, prescrivit d'armer une escadre en prenant un prétexte afin de ne pas alarmer l'opinion 4.

A l'automne de 1720 et à l'approche supposée du con-

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