‹ Le RégentChapitre 117 sur 196 · Juin 1720. Baudrillart, t. II, p · texte numérisé non relu

Juin 1720. Baudrillart, t. II, p

3. L. Stair à Craggs, Paris, 10 juin 1726. En français. Rec. Off., France, vol. 361.

4. Craggs à Sutton, Whitehall, 27 juin (8 juillet) 1720. En anglais. Rec. Off., France, vol. 361.

grès de Cambrai, Stanhope adressa de Hanovre (1er octobre) au secrétaire Craggs une dépêche où il traitait la question de Gibraltar de manière à fixer les idées que les diplomates britanniques auraient à soutenir et le terrain où ils devraient se placer \

D'abord : les intérêts du roi et ceux de la nation exigeaient que ce qu'on pouvait avoir à régler avec l'Espagne, fût réglé avant le Congrès, ou de manière au moins que les demandes respectives entre l'Angleterre et l'Espagne n'y pussent pas être discutées. Rien de plus essentiel, à tous égards, que de ne laisser aucune prise sur l'Angleterre aux autres puissances assistant au Congrès.

La France, par jalousie de commerce, s'intriguerait à rendre difficiles les choses les plus claires, surtout si elle voyait jour à commettre l'Angleterre avec l'Espagne. « Nous avons contenu jusqu'à présent le Régent; mais il ne nous a ménagés qu'autant qu'il craignait pour lui-même; et au milieu des démarches publiques de bonne foi que nous lui extorquions, il n'a cessé de travailler sous main à détourner de dessus lui les vues du roi d'Espagne en lui présentant d'autres objets. »

Impossible de faire fonds sur l'Empereur, — ingrat, dissimulé, plutôt dans les intérêts du czar, prenant ombrage des liaisons de l'Angleterre avec les Puissances Protestantes, et prêt à la sacrifier pour se ménager à lui-même le moindre avantage ou éviter le moindre inconvénient.

« Non seulement traiterions-nous avec beaucoup de désavantage au Congrès de Cambray; mais nous y perdrions aussi tout notre poids, en ce que les autres Puissances traiteraient ensemble, s'il fallait que nous eussions recours à elles pour nos propres affaires. Nous dépendrions

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