Septembre 1720. Rec. Off.. France, vol
3. Sutton à Craggs, Paris, 9 juillet 1720. En français. Rec. Off., France, vol. 361.
égard1 ». Mais s'il vint à résipiscence, son repentir ne fut pas de durée.
On voit que le ministère britannique se possédait, et, à l'égard de cet ennemi si pétulant naguère, gardait une paisible attitude d'observation.
Law avait assez à faire de se garantir, et du peuple de Paris qui, le 17 juillet, mit son carrosse en pièces, en cannelle, comme dit le premier Président de Mesme, et du Parlement qui se complaisait à discuter la question de le pendre, lui et les chefs de la Compagnie 2. En présence de l'audace croissante des magistrats et des attaques qu'ils dirigeaient sans détour contre l'autorité même de la couronne, Dubois ne recula pas devant un coup d'Etat. Il se joignit à Law et prit le grand parti d'exiler le parlement à Pontoise (20 juillet). Contre l'éventualité d'un complot tendant à lui enlever la personne du roi, le Régent adopta la précaution de coucher aux Tuileries dans un appartetement qu'il mit en communication, au moyen d'un escalier secret, avec la chambre à coucher du jeune prince 3.
Mais quelle précaution pouvait prévaloir contre la crise financière de jour en jour plus aiguë et plus dévorante? C'est merveille que la légèreté du Régent dans de telles conjonctures, comme si le système eût été un jouet à mettre
1. Lett. du 16 septembre 1720, Paris. En anglais. Rec. O/f'., France, vol. 362.