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Chap. xvi

elles les mêmes engagements pour leur sûreté commune, et qu'il serait fait un nouveau traité d'alliance défensive entre la France, l'Espagne et l'Angleterre1.

Le duc d'Orléans se porta fort auprès de Philippe V, touchant la restitution de Gihraltar par George Ier. Telle était, en effet, la sincérité du roi de la Grande-Bretagne, qu'à la demande du colonel William Stanhope, il écrivit de sa main à Philippe Y une lettre, 29 avril (10 mai) 1721, portant promesse de lui rendre Gibraltar, contre un équivalent, dès qu'il serait possible d'avoir le consentement du Parlement; et Philippe Y ayant récriminé contre le mot d'équivalent, George eut la condescendance d'en écrire une autre, en date du 1er (12) juin, où il omit cette clause malsonnante, et parla seulement du commerce de ses sujets. Il réitérait sa promesse relative à Gibraltar; de plus, il avait, disait-il, ordonné à son ambassadeur, aussitôt terminée la négociation dont il était chargé, de lui proposer de nouvelles liaisons de concert et conjointement avec la France, convenables, dans les conjonctures présentes, non seulement à affermir leur union, mais à assurer le repos de l'Europe; il finissait sur des paroles cordiales2.

Ainsi donc, il professait nettement le système de l'action commune avec la France et en Espagne et en Europe.

Cette lettre, le colonel la garda provisoirement par devers lui et ne la délivra qu'à l'issue conforme de la négociation, c'est-à-dire lors des ratifications.

Maulevrier, appelé naturellement, en sa qualité d'ambassadeur de France, au rôle de médiateur entre les Anglais

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