‹ Le RégentChapitre 135 sur 196 · Weber, p · texte numérisé non relu

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Cette réconciliation naturelle et désirable des deux branches de la maison de Bourbon a été dénaturée et travestie, comme tout ce qui tient à la politique extérieure de la Régence.

Selon Lémontey, les Anglais ayant pénétré nos négociations avec Philippe V, il fallut laisser dans l'ombre le premier traité signé trois mois auparavant1, et conclure de nouveaux traités entre les trois puissances, où tout fut sacrifié à l'intérêt de la Grande-Bretagne.

Nous venons de voir que les deux gouvernements de France et d'Angleterre, après avoir jouté l'un contre l'autre à Madrid, en étaient venus à s'accorder, et que le traité du 27 mars entre la France et l'Espagne prévoyait l'accession de l'Angleterre. Elle s'opéra, en effet, par le traité du 43 juin qui s'incorpora le précédent, loin de l'anéantir2.

« L'art et le crédit de la France, continue Lémontey, servirent à cimenter le commerce de sa rivale dans les colonies espagnoles ». Or, en cette matière précisément, l'ambassadeur français avait contrevenu aux intentions et aux instructions du Régent et de Dubois.

« Maulevrier était trop bon Français pour ne pas gémir de cette fatale complaisance, et Dubois trop éclairé pour ne pas en rougir ». Ce fut Maulevrier qui tira de son propre fonds cette fatale complaisance et l'imposa pour ainsi dire au négociateur anglais; ce dont il fut justement blâmé par Dubois, qui subit cette erreur d'un homme irréfléchi comme une faute sur laquelle il n'y avait pas à

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