‹ Le RégentChapitre 136 sur 196 · Baudrillart, t. II, p. 464, note · texte numérisé non relu

Baudrillart, t. II, p. 464, note

revenir et qu'il importait, au contraire, de couvrir d'un voile épais. Et lorsque Maulevrier lui répond, le 10 juillet : « M. Robin1 et moi sommes dans une tristesse qui nous ôte toute liberté d'esprit », il ne fait allusion à aucune responsabilité encourue par Dubois, mais à celle qu'il a encourue lui-même et que la dépêche de Dubois du 24 juin lui a mise sous les yeux.

Il n'est pas vrai davantage que « les traités furent envoyés de Paris tout rédigés », au moins dans la portion qui prête à la critique et qui fut l'œuvre personnelle, voulue, de Maulevrier.

De cette suite d'erreurs, Lémontey déduit, par voie de conséquence, que « on serait tenté de croire que ce prélat vendit son pays, s'il est vrai qu'il devint alors pensionnaire du roi George ». L'inanité démontrée des reproches que nous venons de discuter ne relègue-t-elle pas cette insinuation finale parmi les fables calomnieuses dont la légende a émaillé le ministère de Dubois2? L'imputation de vénalité n'est pas plus fondée en 1721 qu'en 1718 3.

Au cours de ces négociations, le gouvernement britannique, afin de plaire à la Hollande, de ménager l'Autriche et de prendre ses sûretés éventuelles, demanda au gouvernement français la promesse de ne jamais porter la guerre dans les Pays-Bas autrichiens ou hollandais, et même, en cas d'agression venant de ce côté, de se tenir autant que possible sur la défensive, idée étrange qu'il dut abandonner devant l'énergique résistance qu'elle rencontra au Palais-Royal4.

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