‹ Le RégentChapitre 150 sur 196 · Ou d'Allham · texte numérisé non relu

Ou d'Allham

2. L. Stanhope à Saint-Saphorin, Pirmont, 26 juillet 1720. Rec. O/f., Germany, vol. 21o.

3. Schaub à Dubois, Hanovre, 8 septembre 1720. Sévelinges, t. I, p. 347.

Sinzendorf, autre ministre impérial, leur annonça enfin que non seulement on donnerait ordre au cardinal d'Altheim de déclarer au pape que l'Empereur ne prétendait point de chapeau de cardinal pour équivalent de celui qui serait donné à l'archevêque de Cambrai, mais qu'encore il le presserait d'accorder à cet archevêque ledit chapeau; qu'on ferait la même démarche auprès d'Albani, à Vienne; et que M. de Penterriedter, à Paris, aurait ordre de communiquer le tout au Régent et à l'archevêque de Cambrai, afin qu'il pût prendre en conformité ses mesures à la cour de Rome1. Mais les Anglais apprirent ensuite que ni à Vienne ni à Rome, auprès d'Albani et du pape, les Impériaux ne remplissaient loyalement leur promesse. Ils se dérobèrent par une équivoque. Saint-Saphorin eut alors une explication très vive avec Sinzendorf; et il écrivit à Stanhope :

« Je ne lui donneray aucun relâche sur cette affaire. J'ignore de qui vient cette explication si puérile qu'ils ont donnée à l'engagement qu'ils avoyent pris, et si peut-estre ils avoyent tous cru qu'ils pourroyent esquiver ledit engagement par ce faux-fuyant; mais j'espère que veu la manière dont nous leur serrerons le bouton, ils ne nous échapperont plus » 2.

Si la bonne foi ne brillait pas chez les Impériaux, elle était pleine et entière chez les Anglais. Sincèrement, ils trouvaient le temps long.

Impossible, mande Sutton à Craggs (Paris, 13 octobre 1720), de parler d'affaires à l'archevêque de Cambrai. On se flattait qu'après l'enregistrement de la déclaration du roi touchant la Constitution au grand-conseil, il pour-

1. Saint-Saphorin et L. Cadogan à L. Stanhope, Vienne, 25 sept. 1720. En français, Rec. Off\, Germany, vol. 215.

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