‹ Le RégentChapitre 151 sur 196 · Vienne, G novembre U20. Ici., ibid · texte numérisé non relu

Vienne, G novembre U20. Ici., ibid

rait donner quelques moments aux affaires de son département. Mais l'archevêque de Paris, refusant toujours de donner son mandement, « l'archevêque de Cambrai néglige totalement toute autre affaire qui ne sert pas ses vues sur le chapeau pour lequel il se meurt de désir. Il a eu l'heureuse chance d'obtenir, grâce à l'appui de S. M., la recommandation de l'Empereur à la cour de Rome. Mais d'après certains avis, le pape aurait l'intention de le tenir dans l'attente et sous sa dépendance, et il l'exclurait de la promotion qu'il va faire très prochainement. Je voudrais que ce procédé pût le guérir de son feu d'ambition; mais il y a plutôt lieu de craindre que l'appât de la pourpre ne le maintienne dans la dépendance du pape1. »

Ainsi, à la fin de l'été de 1720, d'une part, l'agent de Dubois à Rome, d'autre part, ses amis d'Angleterre, auguraient une nouvelle déception. En effet, dans les derniers jours de septembre, Clément XI promut trois cardinaux, parmi lesquels l'archevêque de Cambrai ne figura point. Tout était à recommencer après cette seconde campagne, aussi malheureuse que la première.

Déçu en novembre 1719, Dubois en était demeuré quelques mois comme désemparé. Déçu encore en septembre 1720, il essaie de se raidir et prétend être très mortifié que contre ses intentions et ses prières (exprimées dans sa lettre du 15 août), on (c'est-à-dire Lafiteau) ait fait mention encore de la grâce demandée pour lui par le duc d'Orléans2. Mais bientôt il prend un ton militant. Le car-

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