En anglais. Rec. Off., France, vol
2. Lettre à Lafiteau, 15 octobre 1720. Sévelinges, t. I, 352.
dinal de Noailles vient de publier (17 novembre 1720) son mandement d'acceptation de la Constitution. « Voilà donc, écrit Dubois, la fin des travaux que S. A. R. avait entrepris, dont le parfait succès dépend de la manière dont cet ouvrage sera reçu à Rome. Si Sa Sainteté prend le parti le plus sage, comme il n'en faut pas douter, elle verra bientôt l'autorité du Saint-Siège rétablie dans le royaume avec une obéissance générale.... Si, tout au contraire, on fait à Rome quelque démarche qui excite de nouveaux mouvemens, on pourra rebuter l'ardeur du zèle de S. A. R. qui est nécessaire pour l'exécution de ce qu'elle a procuré, et on verra des éclats qui ne formeront plus une division de dispute, mais infailliblement un schisme1. » Et encore, à un autre personnage : « Le Saint-Siège a couru risque de perdre la France, et la voilà plus que jamais sous ses lois et sous son autorité 2. »
L'évêque de Sisteron, à qui le pape passait volontiers ses importunités en faveur de l'agrément de son esprit et de ses manières, harcela le Saint-Père pour lui arracher, sinon une nomination immédiate, du moins une promesse écrite 3. Le cardinal Albani lui servait discrètement de second, indiquant les heures propices. Le roi d'Angleterre donna en personne. Le 17 décembre, il emporta la promesse formelle du pape d'élever au cardinalat l'archevêque, mais sans l'amener à se déterminer sur le temps précis; et toujours avec la condition que ni l'Empereur ni le roi d'Espagne ne prétendraient une compensation.
1. Lettre à Lafiteau, 26 novembre 17^0. Sévelinges, t. I, p. 357.