liée. Off., France, vol
publique. Comme elle a esté l'objet principal de notre union, elle sera toujours aussi celui de mes desseins1... »
Un troisième mariage (ou convention de mariage) acheva de lier ensemble le faisceau des intérêts de Madrid et de Paris. Il s'agissait pour la reine de garantir par ce moyen, le plus sûrement possible, Parme et la Toscane à son fils aîné don Carlos. Le duc de Parme en ouvrit l'idée (mars 1722); le Régent s'empressa d'y entrer, le P. Daubenton la fît encore agréer à Philippe Y, qui, sans en rien dire à ses ministres ni à l'ambassadeur français, demanda directement pour don Carlos la main de Mlle de Beaujolais, cinquième fille du duc d'Orléans. Le Régent informa George Ier (Versailles, 12 août 1722), par une lettre caressante, de cet événement, dit-il, si avantageux pour sa maison, et qui lui donnerait de nouveaux moyens de contribue]' avec plus de facilité aux grands desseins que le roi de la Grande-Bretagne avait formés pour le bien public, et qu'il avait jusque-là conduits avec tant de sagesse2.
La jeune princesse était née en 1714; son fiancé en 1716. Elle partit de Paris, le 1er décembre 1722, pour l'Espagne, où elle devait être élevée.
Ce pacte, consommant en fait et en droit la réconciliation des Bourbons de France et d'Espagne, exaspéra la vieille cour, qui s'attira, par ses mauvais propos, de nouvelles disgrâces. Que pouvait leur vaine coterie contre les succès politiques et militaires de la régence? Le duc d'Orléans, à la fois, avait affermi son autorité dans le présent, et l'avait assurée dans l'avenir à titre d'indispensable patron des enfants d'Elisabeth Farnèse et d'intime allié du roi d'Angleterre.
1. Rec. Off'., France, vol. 357. Avec cette missive et la précédente était jointe la lettre de remerciements de Dubois au roi pour le chapeau.