‹ Le RégentChapitre 174 sur 196 · Hec. O/f., France, vol · texte numérisé non relu

Hec. O/f., France, vol

reproches, et que nous le prenons avec eux sur un ton à bien réprimer la morgue autrichienne. Moyennant ce tempérament, nous mènerons toujours le Régent et le cardinal à tout ce qui sera raisonnable et convenable même à l'Empereur, autant que la sûreté publique nous intéressera à lui ! » .

Ces deux questions des renonciations réciproques du roi d'Espagne et de l'Empereur, et de l'investiture impériale de Parme et de la Toscane à l'infant don Carlos, servirent donc de prolégomènes pendant deux ans au congrès de Cambrai.

Les ministres plénipotentiaires des diverses puissances avaient commencé d'arriver à Cambrai au printemps de 1722. L. Polwarth, pour l'Angleterre, le 25 mars, et L. Whitworth le 15 octobre; successivement Penterriedter et le comte de Windischgrsetz, pour l'Autriche; M. de Saint- Contest et M. de Morville pour la France; le comte d'Estevan et Beretti Landi, pour l'Espagne; le comte de Provana, pour la Sardaigne ; le comte Ottavio San Severino d'Aragona pour Parme ; le marquis Corsini pour la Toscane.

Il y eut des fêtes, des réceptions, des conférences, tandis que les vrais pourparlers se passaient entre les cabinets des puissances principales. Parmi les nombreuses correspondances échangées sans beaucoup de fruit, notons que les ministres anglais sont satisfaits d'apprendre la décision du mariage de Mlle de Beaujolais avec don Carlos. L. Polwarth en félicite Saint-Contest. Cela, dit-il, facilitera l'œuvre du congrès en montrant l'union des puissances, et

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