Rec. Off., France, vol
vait alors que dans l'état fâcheux où la chute imminente du système mettait le royaume, le pouvoir se croyait obligé de ménager le parti de Rome et du vieux ministère, c'est-àdire de traiter rigoureusement et les anti-constitutionnaires et les réformés (19 octobre).
Enfin, le 29 novembre 1720. le Régent donne Tordre formel de mettre les prisonniers de la Rochelle en liberté *.
Après cette laborieuse campagne, on continue de s'observer, comme deux troupes adverses couchent sur leurs positions. En 1722, L. Carteret envoie à Schaub une liste de galériens protestants dont il devra solliciter la liberté. Dubois riposte qu'il ne demanderait pas mieux, mais qu'il ne peut pas parce que 1° les Huguenots se remuent en Languedoc, et 2°, dans ce même temps, on va persécuter les catholiques en Angleterre.
Ceci se rattache à une haute comédie de politique internationale que le cardinal-archevêque ne dédaigna pas de jouer de compte à demi avec le ministre britannique.
Au moment où le congrès allait s'ouvrir, le Prétendant saisit l'occasion de rappeler à l'Angleterre et à l'Europe son existence et ses droits. Il lança de Lucques, en date du 10 septembre 1722 et de la vingtième année de son règne, un manifeste par lequel, afin de contribuer à la paix publique et de n'être responsable d'aucun des maux futurs, il déclarait que, pourvu que l'Electeur de Hanovre le remît tranquillement en possession de son royaume, il ne ferait