octobre 1723. En anglais. Rec. Off., France, vol
créé sir Luke Schaub, employé dans des missions en Espagne et en France, avait été adjoint, après la mort de Stanhope, par L. Townshend à Robert Sutton à Paris1; et bientôt Sutton ayant demandé à être délégué au congrès de Cambrai, Schaub était demeuré seul représentant officiel de sa nouvelle patrie près la cour de France. La haute situation diplomatique occupée par des étrangers, anciens clients de Stanhope, vieux Anglais, en particulier des whigs du schisme de 1716, toujours frères ennemis, excita à la longue la jalousie des maîtres du terrain politique depuis la mort prématurée de leurs rivaux en 1721.
L'amitié de Dubois soutint Schaub contre leurs rancunes. Dubois mort, ils se mirent à décrier et à dénoncer son ami, tellement que le roi, ne sachant plus que penser, dépêcha Horace Walpole à Paris, sous un prétexte, en réalité pour doubler Schaub, le surveiller et bientôt le remplacer. Le nouveau venu dont les Anglais ont dit que son principal mérite était d'être le frère de Robert, à peine arrivé, adressa à son frère à Londres et à L. Townshend à Hanovre, une violente diatribe contre Schaub2; comment, admis dans l'intimité du cardinal, outre son concours pour les affaires publiques, il était entré dans ses différends, ses piques de cour; comment il avait, par Mme de Tencin, contribué à la disgrâce de Noce. On le regardait comme l'espion du cardinal. Il avait peu de crédit auprès du duc d'Orléans. El puis, on trouvait ridicule qu'il fût chargé des affaires d'Angleterre, non qu'il ne se connût en affaires; mais comme ministre, il paraissait à peine avoir le sens commun. Son intimité avec le cardinal, qui était plus absolu que Richelieu ou Mazarin, et l'orgueil d'être le ministre de la Grande- Bretagne lui avaient tourné la tête, etc. Et encore, ce qui