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Rec. 0//'., France, vol

4. L. Stair à L. Stanhope, Paris, 20, 28 mai 1719. En anglais. Rec. Off., France, vol. 353.

devant Fontarabie que le 10 juin '. Pas plus donc qu'aucun autre commissaire anglais il ne figura dans l'expédition de Passage, qui, alors, datait déjà de six semaines.

Il n'y eut pas davantage d'escadre anglaise. Les correspondances du mois de mai entre les deux cabinets roulent seulement sur l'utilité dont serait l'envoi de quatre frégates britanniques dans ces parages 2. Fait paradoxal : si, dans les commencements de cette guerre, Tune des deux marines vient en aide à l'autre, c'est celle de France, en mars-avril, quand elle dépêche ses matelots à Portsmouth.

De Passage, l'armée française, revenant sur ses pas, commença le siège de Fontarabie, gardienne de la frontière. Berwick vint prendre le commandement en personne (20 mai) et s'empara de la place en un mois (18 juin). Le 10 juin seulement, au dernier tiers du siège, parurent dans le golfe trois vaisseaux anglais pour couper à la place les secours qu'elle recevait par mer.

I] est admis dans l'histoire que tous les actes politiques et militaires du gouvernement français lui sont dictés un à un par le cabinet britannique et que le colonel Stanhope vient intimer au maréchal de Berwick les ordres délibérés à Londres. Ce n'est pas dans de pareils termes que le colonel rend compte à son gouvernement.

Arrivé au camp (10 juin), il se hâte d'aller voir le maréchal et de lui communiquer ses instructions. Elles tendent à soulever contre Philippe V les Basques et les Catalans. Le duc de Berwick le reçoit avec toute la « civilité imaginable », l'assure qu'en toute chose il agira envers lui avec la « même franchise et liberté ».

1. Ces dates se trouvent dans la lettre que le colonel écrivit à L. Stanhope, le jour de son arrivée au camp. En français. Rec. Off'., Spain, vol. 163. Le ministre de la guerre, Le Blanc, avait avisé Berwick de ce voyage par lettre du 1" juin. Lémontey, t. I, p. 2G8.

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