En anglais. Rec. O/f., France, vol
gueil et d'imagination que de lumières et de forces réelles. Mais le Nord défiait leur atteinte sous un chef de génie, également redoutable sur terre et sur mer.
Néanmoins Stanhope ne reculait pas devant l'éventualité d'un conflit.
Dès que L. Garteret, à Stockholm, eut obtenu de la reine Ulrique-Éléonore la cession préliminaire des duchés de Brème et de Yerden en faveur du roi-électeur de Hanovre, Stanhope songea à donner un secours effectif à la Suède. La reine, en conséquence de ses négociations avec les Anglais, avait repoussé les terribles exigences territoriales des Moscovites et rompu les conférences d'Aland, ballottées par tant de vicissitudes, depuis qu'elles s^étaient ouvertes du vivant de Charles XII. Alors le Tsar, maître de la mer, où la flotte suédoise réduite à elle-même •était incapable d'affronter une rencontre, voulut forcer à la paix par l'excès de la barbarie dans la guerre. Vingt jours de suite, du 21 juillet au 10 août 1719, l'amiral Apraxin, sous qui servait Pierre en qualité de vice-amiral1, promena le ravage et l'incendie sur les côtes de Suède, au moment môme où se dressaient les préliminaires de Stockholm avec L. Carteret. Stanhope, ému de pitié et de colère, rêva de dompter la Baltique par un grand coup sur la marine russe naissante, de même que, l'autre année, il avait dompté la Méditerranée en écrasant la marine espagnole renaissante. Il écrivait à Dubois, Hanovre, 22 août (2 septembre) 1719 : « Dans le Nord, les affaires sont dans la plus grande crise ; et la pauvre Suède est aux abois. Je veux pourtant espérer que nous serons à temps pour lui prêter la main; et qu'en ce cas la flotte moscovite se cachera ou sera détruite2 ». Il venait de prescrire (17 août)